Bromo / Partie 3

Nous nous remettons en chemin. 

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Nous payons le droit d’entrée au parc, 220 000 idr par personne. Pour arriver jusqu’au IMG_20180312_101840volcan qui fume (on a de la chance) il faut traverser la caldeira du Tengger, recouverte de cendre. Alors que le matin nous ne la voyions pas depuis KingKong Hill, quand nous y arrivons la brume est partie et nous avons une vue dégagée jusqu’au volcan, même si on sent que des gros nuages approchent (saison des pluies oblige). Là aussi, il est possible de faire le chemin à cheval jusqu’au pied du volcan, ou en scooter. Mais notre joyeuse troupe de 6 personnes se plaît bien à se balader, prendre les volcans en photos sous tous les angles. Finalement nous arrivons assez vite au pied du Bromo. Des vendeurs de fleurs proposent des bouquets à jeter dans le cratère comme offrande pour porter bonheur. J’ai le malheur de demander le prix à un vendeur qui me suivra sur 50 mètres en baissant le prix un peu plus à chaque pas. Une fois en haut du volcan nous avons la tête dans les nuages. Heureusement, nous apercevons le cratère qui fume pendant quelques minutes avant d’être complètement dans le brouillard. En arrivant en haut, je retrouve la voyageuse allemande avec qui nous avions partagé le minibus pour venir. Elle me regarde avec un air dépité en me disant « ne regarde pas en bas, c’est horrible », je me dis qu’elle a peut être peur des volcans, de l’altitude ou alors elle est déçue que nous n’ayons pas une vue dégagée à cause de la météo. Mais en regardant dans le cratère je comprends son désarroi : la cratère est recouvert de déchets (bouteilles d’eau en plastique, mouchoirs, papiers, prospectus…), moi qui m’attendais à ne voir que les jolies offrandes de fleurs j’avoue que je suis un peu troublée. Qu’à cela ne tienne, on ne va pas se laisser gâcher notre expérience !

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Notre petit groupe se promène au sommet, sans en faire le tour complet cependant il n’y a pas de barrières, le chemin est assez escarpé et avec l’humidité ambiante ça glisse pas mal. Après avoir bien profité du spectacle tout le monde commence à redescendre. Je les rejoins quelques minutes plus tard, voulant profiter encore du volcan que je ne verrais peut être qu’une fois dans ma vie. Un peu plus bas, toujours dans le parc national, un temple Hindou trône en face du Bromo. Nous y rendons en discutant volcan sur le trajet, Jérémie se prend au jeu et fait une petite visite découverte spéciale volcanisme pour le groupe. Nous ne pouvons rentrer que dans la première cour intérieure, les autres parties du temple étant réservées aux fidèles. Et c’est comme ça en Indonésie dans les temples Hindou, tout n’est pas ouvert au public et ce n’est peut être pas plus mal. Il est 11h30 et nous repartons vers la sortie tout doucement, en profitant du joli paysage qui nous entoure. Nous n’avons pas trouvé d’autres touristes occidentaux sur le chemin, ou même au sommet du volcan, à part notre petite Allemande. La majorité des gens prennent un tour organisé pour venir, ce qui veut dire qu’ils montent en Jeep au point de vue pour le lever du soleil, repartent visiter le Bromo dès que le soleil est levé (entre 5h et 8h grosso modo) : tant mieux pour nous !

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La dernière montée jusqu’au village est vraiment éprouvante. Il est à peine plus de midi et pourtant cela fait déjà une dizaine d’heure que nous sommes levés et partis randonner à l’assaut des volcans.

Nous nous posons dans le premier warung que nous croisons : erreur fatale ce sera le pire « restau » du voyage. La moitié de la carte est indisponible, et malgré notre ami indonésio-Canadien Hardi qui commande dans sa langue natale, la commande n’est pas correcte. Ni bonne d’ailleurs, mais nous sommes épuisés et affamés et nous mangeons sans rechigner (ou presque on est français quand même). A la fin de ce repas décevant, nos nouveaux amis achètent quelques fruits qu’ils partagent avec nous dans le salon de notre auberge, puis vers 14-15h tout le monde tombe de sommeil.

Le soir nous mangeons tous les deux avant de retomber de sommeil. Nous partons demain pour le kawa Ijen et nous ne sommes pas encore au bout de nos aventures.

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Ce que j’ai aimé :

– faire le bromo seuls à notre rythme, prendre son temps

– le fait qu’on ait trouvé très peu de touristes, un peu au point de vue le matin mais très correct pour voir que ce site est un des plus visités du pays (30 personnes), et quasi aucun lors de l’ascension du volcan !

– L’aventure dans la forêt de nuit

Ce que je n’ai pas aimé !

C’est facile ! Les déchets partout dans le parc national ! (et un peu les locaux qui abusent des touristes car ils savent bien qu’on est au milieu de nulle part et qu’on aura pas le choix de toute façon).

Sur internet nous avons lu diverses possibilités afin de ne pas payer les droits d’entrée au parc national du Bromo, en passant par un petit chemin vers les champs de poireaux que nous avions longés la nuit même pour aller au point de vue. Nous avons choisi de ne pas le faire, en se disant que payer l’entrée pour un parc national, même si c’était assez cher par rapport au coût de la vie sur place et dans notre budget, ça valait le coup pour la conservation et la pérennité du site. Nous sommes donc passés par l’entrée normale et nous avons payé. Finalement, après coup, j’ai un peu regretté. Le parc national n’est pas entretenu, il y’a des déchets absolument partout sur la route pour aller jusqu’au Bromo et même dans le cratère ! Il n’y a aucune poubelle, un chemin à peine balisé pour s’y rendre. Vers la fin de la montée du volcan, les locaux vendent des fleurs pour jeter dans le cratère, nous les avons surpris à passer les barrières, descendre les flans du cratère pour récupérer les bouquets et autres offrandes jetées non loin pour les remettre en vente… la grosse déception.

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