Kawa Ijen partie 1 : Le trajet

Avec nos nouveaux compagnons de voyage nous avions négocié un transport la veille avec un local qui avait l’air extrêmement louche. Toute seule, je ne me serais même pas retournée pour lui parler, mais forte de notre groupe de 6 avec Hardi qui négocie en Indonésien, je me laisse prendre au jeu de la négociation. On négocie un minibus pour 6 pour partir à 8h30. En effet, nous ne sommes pas au bout de nos peines et après le bus, il faut encore faire 4 heures de train. Il nous demande une caution, que nous refusons tous de donner. Il nous retrouve plus tard dans la journée (petit village oblige) et il nous redemande de l’argent faute de pouvoir mettre de l’essence dans le véhicule sans. Bien sûr. Finalement, deux de nos compagnons acceptent de lui donner et le deal est conclu.

Ce jour là à 8H nous sommes déjà sur le pied de guerre, prêts à ne pas voir arriver le type de la veille. Finalement, il se présente avec 15 minutes d’avance. Mais le temps que nous sortions avec nos sacs, il a disparu et un autre homme en moto arrive nous expliquant dans un anglais plus qu’approximatif que le bus à un problème. Of course. Voilà, nous n’allons pas pouvoir partir, on va louper le train et on va mourir là. Super.

Finalement, le temps passe et 30 minutes plus tard, notre transport arrive, un van bleu-vert pétant aménagé en minibus dans lequel nos jambes passent à peine. Nous chargeons les sacs nous nous installons tant bien que mal. C’est bien nous pouvons finalement partir. Et puis mourir sur la route c’est aussi bien, on sera mangé par des animaux et on reposera en paix dans la forêt tropicale. Le chauffeur ne parle pas très bien anglais, mais il a l’air de ‘bien’ conduire (où disons de conduire prudemment considérant les habitudes indonésiennes). Nous récupérons nos amis slovaco-indonésio-canadien et nous voilà tous partis pour la gare. Sur le trajet, nous nous retrouvons sous une grosse averse tropicale il pleut dans le van ce qui à ce moment n’étonne personne. Mais c’est surtout ce que nous observons par la fenêtre qui est impressionnant: en à peine 5 minutes de pluie, la rue devient une rivière, et les commerçant dans leurs petites échoppes au bord de la route ont déjà de l’eau jusqu’à mi-mollet, les enfants se baignent comme à la piscine. Étrangement, tout le monde continue sa petite vie comme si de rien n’était, comme si la pluie n’était qu’une petite bruine alors que de notre côté nous avons déjà bouché toutes les fissures du van afin de réduire à néant les quelques gouttes qui nous tombaient dessus. Hardi et Petra se sont assis à l’avant avec le chauffeur pour papoter avec lui. Nous comprenons que nous et lui nous sommes fait avoir par le type louche à moto (étonnant oui). L’argent versé pour l’essence est en fait directement allé dans sa poche, pour avoir fait l’entremetteur. Le chauffeur n’en verra jamais la couleur. Il nous explique que ce monsieur est un spécialiste du coup fourré dans ce coin là, et qu’il monte son petit business sur le dos des touristes mais aussi des chauffeurs. Ok trop tard de toute façon ! Nous sommes à la gare, à l’heure et en vie. Tant pis, je trouverai un autre cadre que le Bromo pour finir mes jours. Nous sommes tous dans le même train et dans le même wagon. Nous achetons quelques snacks pour les 4 heures de trajet prévues. Nous descendons un arrêt avant nos amis, nous prenons donc le temps de leur dire au revoir. Nous allons en perdre 2 définitivement, le couple d’allemand Eric et Rieke qui ne vont pas au Ijen mais directement sur Bali. Petra et Hardi, seront bien sur le volcan la même nuit que nous, nous les retrouverons sûrement au sommet. Le gérant de l’auberge vient nous chercher à la gare très gentiment. Arrivés là-bas, la chambre est correcte, de toute façon nous n’allons pas y passer beaucoup de temps. Il y’a des ‘vraies’ toilettes mais pas de chasse d’eau, et une douche avec de l’eau froide. Le soir on mange un petit paquet de nouille chinoise un peu avant 19h. En effet, nous allons grimper le Ijen de nuit afin de pouvoir descendre dans le cratère et observer les flammes bleues qui font la renommée du volcan (en partie), le départ est prévu à minuit et demi, le retour vers 9h du matin. Après manger, vers 7h30 nous tentons de prendre un peu de repos et essayer de dormir mais je n’y crois pas trop. Nous dormons peut être deux heures quand le réveille sonne à 23h30….

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