Faire ses courses à Tokyo

Aujourd’hui nous allons aborder un sujet important, nous allons parler de nourriture ! Mais une fois n’est pas coutume nous n’allons pas vous parler de ce que nous mangeons dans les restaurants ou les izakayas! Ce sera pour une prochaine fois. Tokyo nous demande un peu d’effort pour gérer notre budget, et après avoir passé un mois à vadrouiller en Indonésie et à manger constamment à l’extérieur, j’avoue que nous avons envie de nous remettre derrière les fourneaux. Encore mieux, nous avons une vraie cuisine!

IMG_20180226_162344
notre cuisine à HK

Vous vous souvenez à Hong-Kong (non en fait nous n’en avions pas parlé, donc vous ne pouvez pas vous en souvenir) notre cuisine faisait 1 mètre carré, il y avait un feu, une plaque électrique, un four et une bouilloire mais que nous pouvions utiliser uniquement à tour de rôle puiqu’il n’y avait qu’une prise électrique et un seul emplacement pour placer le matériel.

 

 

A Asakusa dans notre Auberge, nous avons 3 feux, un four, un toaster, un bouilloire, un frigo et un évier tellement grand que nous pouvons faire la vaisselle à 2 en même temps (héhéhé). Ah oui, et tout peut fonctionner en même temps.

Voilà, nous avons le matériel maintenant plus qu’à aller faire les courses. Et ici, ce n’est pas une mince affaire, entre les étiquettes que nous ne comprenons qu’à moitié (et jamais la bonne), et les prix il y’a de quoi se faire fondre le cerveau.

Les prix :IMG_20180410_170540 La plupart du temps (sauf promotion) les prix des fruits et légumes sont  (exorbitants) affichés à l’unité. Et oui, au Japon on fait les courses très souvent et on mange des petites portions de pleins de choses. Enfin sauf le riz, lui il se vend par sac de 5 kg et si nous avons l’audace de vouloir prendre un paquet de 500 g, ça revient beaucoup plus cher. Pourquoi faire les courses souvent ? Je pense que ce n’est pas trop une question de choix, mais vu qu’en centre ville tout se fait à pied ou en métro, il faut se trimbaler les sacs jusqu’à la maison et honte à celui qui oserait gêner avec des énormes sacs de courses ses compatriotes à l’heure de pointe dans les transports en commun. (J’ai vu une étiquette aujourd’hui dans le métro qui demandait au gens de ne pas se tenir avec les mains sur les hanches car cela prenait trop de place et de garder les bras tendus – merci du conseil).

 

Les étiquettes : IMG_20180410_164223ça y est ça fait deux semaines que nous sommes arrivés et nous commençons à nous en sortir avec les alphabets. Le problème c’est que parfois nous avons beau réussir à déchiffrer l’étiquette nous ne savons pas nécessairement traduire le mot en question. C’est bien gentil de réussir à déchiffrer « tounyuu », mais si on ne sait pas que ça veut dire « lait de soja » nous ne sommes pas beaucoup plus avancés. Mais ça commence à faire un petit moment que nous voyageons et on commence à apprendre nos erreurs passées. Stratégiquement nous apprenons dès le début des mots comme « épicé » « poulet » et « riz ». Rien que ces trois petits mots, ça nous a déjà pas mal sauvé la mise en Indonésie. Pour certains produits qui sont plutôt occidentaux, nous avons plus de facilité pour devinez de quoi il s’agit :  « yo-gu-to » c’est du Yogourt et « chi – zu » c’est cheese.

IMG_20180410_164020

Les magasins !

Alors les magasins à première vue ça à l’air facile, on peut trouver de quoi se nourrir partout.

Les Kombini : il y a pleins de petites supérettes partout (des convinience store) qui sont ouvertes 24h/24h et qui permettent d’acheter des produits de bases. Il s’agit des seven-eleven, lawson ou familymart. Au début ça paraît top, il y’en a toujours un à un coin de rue pas loin, et si nous avons une petite faim ou besoin d’acheter du dentifrice à 23h, pas de soucis. Mais finalement ça revient un peu cher dans ces magasins là.

Les supermarchés : Nous n’en avons essayé que deux. IMG_20180410_170331

Un vers notre 1ere auberge à Nippori, en y repensant aujourd’hui je pense que ce n’était pas très cher mais arrivant tout juste de Bali les prix nous paraissaient forcément ahurissants (comment ça un paquet de pâte coûte plus de 30 centimes?). Le deuxième était un supermarché d’une chaîne « Life ». J’ai un peu du mal à avoir un avis objectif, les prix m’ont paru chers comparés à la France. Mais en France je ne regarde pas mon budget avec autant d’attention qu’ici. Ce qui est sur c’est que les fruits et légumes ne sont pas une partie de plaisir… Les supermarchés sont plus excentrés que les supérettes.

 

Les bons plans à côté de chez nous.

Le Lawson 100. Il y’a des Kombini appelés Lawson partout à Tokyo, comme les seven/eleven, on y trouve un peu de tout. Mais cette marque de supermarché a développé d’autres branches avec des spécificités comme les « natural-Lawson » qui sont plus chers mais avec une qualité supérieure. Ceux qui nous intéressent s’appellent les « Lawson 100 » et le principe c’est que quasiment tous les articles sont à 100 yens ! Donc à peu près 80 centimes d’euro. 1 pomme 100 yens, 1 crêpe au chocolat 100 yens, 1 petit paquet de bacon 100 yens, idem pour un paquet de nouille. Et ça tombe plutôt bien, on en a un à 5 minutes de chez nous ! Bon ça ne marche pas pour tout non plus, si on veut acheter des produits d’entretiens ou des marques spécifiques les prix seront normaux.

Le DON QUIJOTE.

Celui là c’est mon magasin préféré d’entre tous. Capture d_écran (3)Il est ouvert 24H/24, et 7 jours sur 7. Ici on peut trouver de tout dans une sorte de bazar organisé sur 7 étages, c’est surement pour cette raison qu’il me plait, il me rappelle ma chambre et me donne un petit goût de maison. Sur tous ces étages, honnêtement il y’a de quoi trouver son bonheur surtout quand on ne veut rien acheter de particulier. Les deux premiers étages sont consacrés à la nourriture, et aux produits ménagers. Puis, nous avons pèle-mêle des objets électroniques, des rasoirs, des fers à lisser, des adaptateurs pour tous les types de prises, plus haut encore des valises et sacs de toutes tailles, du maquillage : en particulier les lentilles qui font de grandes pupilles comme dans les mangas, plus haut encore des déguisements de plus ou moins bon goûts et au sommet une bijouterie.

Et ce magasin n’est pas très cher, pour faire nos courses en tout cas nous nous en sortons honorablement. En plus, il s’agit d’un magasin sans taxe, car au Japon il faut rajouter en général 8% de taxe sur tous les prix que nous voyons affichés. Parfois ils sont inclus dans le prix total sinon il y’a une petite étoile *attention taxe non incluse. Et ça peut faire des surprises.

La différence au niveau des produits c’est les quantités. IMG-20180414-WA0004Nous avons parlé du riz plus haut et c’est vrai qu’acheter 5kg de riz c’est bien moins cher qu’en acheter 300g. Un paquet de céréale au Lawson 100 fait 120 grammes, alors effectivement c’est pas cher mais ça fait 2/3 petits déjeuner à deux quoi.

En Asie en général, le lait et les yaourts ne sont pas conditionnés comme en Europe. Ici, les paquets de yaourt sont 2 fois plus petits qu’en France, pour je dirai le même prix. Il est préférable d’acheter du yaourt blanc sous forme d’un « gros » pot de 400 grammes, sinon il y’a du yaourt conditionné comme dans les briques de lait, et plus liquide (non non nous avons vérifiés ce n’est la même chose que du lait). Pourquoi ? Pour l’instant ça reste un mystère.

Le fromage ? Quel fromage ? Nous avons craqué et acheté un petit paquet de fromage râpé pour un prix assez conséquent et un « camembert » en promo qui avait autant de goût que du Kiri. Cela se passe de commentaires.

La pain ? Ah le pain de mie vous voulez dire? oui on en trouve pour pas trop cher. Les baguettes de pains dans les supermarchés il y’en a mais au toucher elles sont molles et spongieuses alors nous n’avons pas encore tenté !

En tout cas, chaque marque de magasin dispose de sa propre musique de son jingle unique et entraînant passé en boucle 8912 fois pendant que vous hésitez entre du Tofu et du poulet et vos amis de l’auberge savent bien où vous avez fait vos courses dès que vous passez le pas de la porte en fredonnant sans vous en rendre compte un jingle japonais que vous ne comprenez absolument pas.

Pour conclure, nous nous en sortons pour pas trop cher avec entre le lawson100 et le DonQuijote pas très loin de chez nous. Il faut dire que quand nous mangeons à la maison on ne fait pas trop de folie et de toute façon nous sommes encore loin d’avoir essayé tous les types de nouilles. En réalité il y’a des supermarchés dans lesquels faire ses courses reviendrait bien moins cher mais nous n’en avons pas à proximité, et je ne suis pas sur, vu le prix des transports à Tokyo que ça revienne moins cher de faire 40 minutes de métro pour trouver ces magasins là. En ville ce sont les jeunes, les célibataires et les salary man assez occupés qui n’ont pas le temps ou envie de faire des courses, alors les Kombini sont pratiques pour eux, les supermarchés seraient hors du centre, vers quartiers résidentiels pour les familles.

 

Publicités

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :