Au bout du monde… Utoro ! [1/2]

Utoro est une  minuscule ville de Hokkaido, dans le parc naturel de Shiretoko. Nous y accédons par un bus de nuit de 7h depuis Sapporo.

Et c’est à couper le souffle ! La petite ville se trouve entre mer et montagne. Il n’y a pas grand chose à y faire (à part grimper sur le Oronko) mais la ville est un parfait camp de base pour explorer la fabuleuse nature qui l’entoure.

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L’Oronko est un rocher de 60 mètres de haut, juste au bord de l’eau que l’on peut gravir grâce au 170 marches qui nous amènent au sommet.

Vue depuis le sommet

img_20180802_150510La randonnée des « Five Lakes » -ou Shiretoko Goko Lakes– est une promenade de 3 km autour de cinq lacs. En arrivant sur place, ça ne rigole pas: nous sommes dans une région où les ours sont nombreux, et nous en sommes vite avertis. Avant la ballade, passage obligé par le centre d’information. En rentrant nous devons remplir une fiche contact avec le nombre de personnes dans notre groupe, l’hôtel où nous séjournons et un numéro de téléphone pour nous joindre au cas où. Toutes les 15 minutes des leçons sont organisées pour nous apprendre à nous comporter dans la région et après ça seulement nous pouvons nous mettre en marche. Nous avons eu les conseils suivants : faire attention à tout ce qui nous entoure, faire du bruit régulièrement quand on marche pour avertir les ours de notre présence et les gestes à faire en cas de rencontre avec un ours. A savoir, s’il ne nous a pas vu, rebrousser chemin sans jamais courir et prévenir tout le monde sur la route. En cas d’attaque s’allonger par terre, sur le ventre les mains derrières la tête. Les choses qui m’auront le plus marquées dans ce cours auront été :

« vous ne pouvez pas courir plus vite qu’un ours, et le faire ne lui donnera que plus envie de vous prendre en chasse »

mais le plus rassurant était tout le même :

« Quand un ours charge, ne partez pas en courant, ne bougez pas, la plupart du temps c’est du bluff ». Très bien.

S’en suivait la présentation d’une carte où l’instructeur nous montrait tous les endroits où avaient été aperçus des ours les jours précédents. En fait, ces cartes sont présentes à chaque début de randonnées avec: où a été vu l’ours, quel jour, à quelle heure et s’il est déconseillé ou non de partir se promener.

Finalement nous n’avons pas vu d’ours mais c’était tout de même magnifique.

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La cascade de Kamuiwakka;

Un de mes moments préférés dans la région. Le bus nous dépose à 10 minutes d’une cascade. Arrivés là-bas, les gens gravissent pieds nus, en chaussettes ou en bottes la cascade. Nous entamons la montée pieds nus et étrangement ça ne glisse pas, nous avons de l’eau jusqu’au cheville et surtout… l’eau est chaude ! 30 degrés à peu près, et elle sent fort le souffre; à l’extérieur il ne fait que 17 degrés. Nous montons petit à petit jusqu’à la limite de sécurité établie par les autorités locales. Et plusieurs bassins d’eau chaude plus profonds se trouvent ça et là sur le chemin. Une seule personne, un monsieur d’un certain âge monte la garde pour vérifier que personne ne dépasse la limite mais surtout pour vérifier que personne ne se casse la binette. La montée est par endroit assez raide. C’était une de nos meilleurs expériences sur place !

Le plus des Japonais ? Au bas de la cascade au bord de l’eau beaucoup de gens laissaient leur chaussures pour remonter la cascade pieds nus sans jamais imaginer que quelqu’un d’autre pourrait leur voler ou se tromper et partir avec. J’ai trouvé ça absolument adorable alors même que je rangeais les miennes dans mon sac à dos avec détermination, regrettant au fond de moi ne pas posséder la même insouciance.

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