Aujourd’hui je pars de France !

(mise en perspective de la théorie du jambon beurre)

 

Nous sommes déjà au mois de novembre et ça fait déjà 5 mois que nous sommes rentrés en France. Etre à la maison c’est super, on ne va pas se mentir : on a des copains, les familles, le fromage, le vin et les randos à 15 minutes en voiture. On a notre appartement dans lequel peut ranger nos couverts dans l’ordre qu’on veut et si on a envie on peut même être chacun dans une pièce… Mais ce n’est que le partie émergée de l’iceberg. Depuis que nous sommes rentrées j’ai déjà fait une dizaine de petite crise de « JE REPARS TOUT DE SUITE »

Avec la routine le temps passe vite : boulot, dodo, faire les courses, faire le ménage…. Il y’a quand même des points positifs : je ne fais presque plus de cauchemards sur « mais ou vais je dormir ce soir ? et sur des longs couloirs d’hôtel ou je ne trouve pas ma chambre, ou quand je rentre il y a déjà quelqu’un dans mon  lit…

Mais je me rends compte que je ne suis pas totalement rentrée : dès que nous devons faire un achat important (en prix ou en taille) je pense tout de suite « mais qu’est ce qu’on va en faire quand on va partir »

En faisant les magasins hier j’ai réalisé que je n’ose rien acheter car :

1) mais ça serai moins cher à Kuala Lumpur/Tokyo/HK

2) est ce que j’en ai vraiment besoin ou est ce que ça va prendre trop de place dans mon sac à dos ?

3) 20euros pour un pull ça fait une semaine de repas en indonésie c’est vraiment abusé !!

Je n’ai même pas réussi à acheter une jolie robe de mariée bien blanche car « c’est très cher, c’est le prix d’un billet d’avion, je ne la remettrai jamais, elle est magnifique mais elle prendra toute la place dans mon sac à dos alors est ce que j’en ai vraiment besoin ?  »

Côté boulot c’est pareil ! Je ne recherche pas d’emploi long car « et si je veux partir dans 6 mois ? » et je cherche une reconversion/expérience dans un métier « porteur à l’étranger »…

Je considère que la France ne donne pas de possibilité à comparer d’autres pays où on ne parlait pas la langue et où on a réussi à se débrouiller. La vérité c’est que je connais les régles du jeu dans mon pays mais que je ne les accepte pas. Tout n’était pas parfait à l’étranger dans le monde du travail : entre les horaires décalés, les jours sans pauses, les petits salaires, la hierarchie et tout ce qu’on a accepté car on voulait s’en sortir à tout prix…Mais c’était les règles du jeu et si j’étais venu faire mon expérience dans ce pays il fallait les accepter ou rentrer chez soi. Mais que faire quand on est chez soi finalement mais qu’on n’arrive pas à le faire ici ? Pourquoi je n’ai jamais postulé pour être femme de chambre dans le Puy de Dôme alors que ça m’allait très bien en Nouvelle Zélance ?

Alors non elle n’est jamais contente (cf: tous les autres articles). Mais elle a tenté de faire un premier pas vers l’acceptation et elle a acheté deux pulls parce qu’elle est rentrée (et que meme si ce serai moins cher à Kuala Lumpur il faut payer le billet d’avion pour y aller aussi…)

 

Je finirai avec ma fameuse théorie du jambon beurre évoquée dans un article précédent :

Constatons l’affreuse vérité :

Voilà 5 mois que je suis rentrée et je n’ai pas mangé de jambon-beurre une seule fois.

 

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