Ubud : Entre tradition et tourisme de masse

Directement après notre épopée volcanique, nous partons pour Bali. En bus, nous passons d’une île à l’autre (oui le bus monte sur le bateau), et près de 5 heures et un taxi plus tard nous voici à Ubud. Nous avons choisis délibérément d’éviter Dempasar (la capitale) et Kuta une des villes les plus touristiques et les plus « occidentales » de Bali. Nous avons donc porté notre dévolu sur Ubud qui se veut le cœur culturel de l’île. Nous arrivons le soir et nous étonnons de trouver pleins de restaurants qui nous paraissent très beaux, avec des lampions, des bougies et des jardins verdoyants. 

Nous avons fait de Ubud notre camp de base, nous y sommes restés une semaine et nous avons gravité dans les villes et temples aux alentours en scooter. Ce qui nous a marqué dans cette ville ce sont les traditions balinaises, les magnifiques rizières, la nourriture délicieuse (évidemment) et les très nombreux touristes.

Les offrandes et les temples.

En nous promenant dans la ville les premiers jours, nous ne savons pas où donner de la tête. Les bâtiments sont chargés en couleurs et en motifs hindous variés (animaux, guerriers, dieux et déesses, symboles de protection…). Ils sont de couleurs grises-noires (pierre volcanique oblige), oranges et blancs. Les statues sont habillées de sarong. Tout est tellement travaillé que nous avons l’impression de voir des temples partout, et il nous est arrivé de rentrer par erreur dans la cour d’une maison pensant que c’était l’entrée d’un sanctuaire.

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Ici c’est bien une maison, et non l’entrée d’un temple…

Nous regardons tout autour de nous sans savoir où donner de la tête mais il faut aussi fréquemment regarder ses pieds! Sur le trottoir, les balinais déposent tous les matins des offrandes de fleurs très recherchées.

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Offrande traditionnelle

Nous avons appris que posées sur le sol elles servent à repousser les mauvais esprits et un peu plus en hauteur pour porter chance. Evidemment il ne faut pas marcher dessus sous peine de choquer les locaux et éventuellement de se porter la poisse.

 

 

Les rizières.

Bali a la réputation d’avoir de magnifiques rizières. Dès que nous effectuons une recherche sur internet concernant l’île, ce sont des photographies de rizières toutes plus belles les unes que les autres qui apparaissent. Ainsi, je ne m’attendais pas à avoir un effet « Wahou » des paysages les ayant déjà vu 1001 fois sur les réseaux sociaux. Et pourtant, si !

Nous avons vu des rizières un peu partout en pérégrinant à travers Bali. Vers Ubud, 3 nous ont marqués.

La plus connue « Tegalalang » est sublime, on ne s’imagine pas qu’il y ait autant de tons de vert entre la couleurs de rizières et de la végétation environnante. Nous y sommes allés en scooter en environ 30 minutes depuis Ubud. Nous avons du payer une « donation obligatoire » pour entrer, ce qui n’est mentionné sur aucun guide et n’avait pas l’air très officiel. 

IMG_20180316_103123Ici c’était magnifique… mais tout le monde le savait et on y trouvait bien plus de touristes que de locaux. J’ai plus eu l’impression d’être dans un parc à thème « rizière » que dans un lieu de culture. Il y avait des balançoires pour touristes en haut des champs, les locaux se faisaient prendre en photos avec les touristes pour quelques dollars (ça change de Jakarta où les locaux voulaient prendre des photos de nous car ils n’avaient pas l’habitude des touristes).

 

Le Campuhan Ridge Walk.

Voilà la première où nous sommes allés. Il s’agit d’une petite marche à 10 minutes du centre de Ubud, qui nous promène dans les rizières avec des petits warung pas cher et de super qualité sur la route. Très jolies, avec beaucoup moins de monde c’était super . Nous nous sommes arrêtés manger du « nasi campur » dans une warung espérant éviter la mousson (raté mais au moins nous l’avons affrontée le ventre plein.)

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Le petit chemin des « magical rice fields« .

En repartant du Ridge Walk, trempés par la mousson que nous venons de prendre sur nos têtes nous arrivons en ville et décidons d’aller en direction d’une librairie locale. En plein cœur de Ubud, au milieu des restaurants à touristes, nous passons devant une petite allée devant laquelle une pancarte en bois indique « Magical rice fields » avec une flèche. Intriguée je m’arrête devant hésitant entre « c’est clairement un piège et on va mourir dans la ruelle » et « oh mon dieu je veux en avoir le cœur net tout de suite ». Finalement, me voyant arrêtée 20 mètres derrière et en pleine réflexion, Jérémie rebrousse chemin. Allez, on va voir ! 

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Evidemment qu’on va aller voir. Nous nous engageons sur le chemin minuscule, et effectivement nous ne mourrons pas ici, et nous arrivons bien à des rizières absolument magnifiques. On sent que ce n’est pas l’endroit touristique de base mais que nous avons trouvé un morceau Ubud préservé de l’occidentalisation de masse du centre ville. Nous croisons juste quelques locaux qui proposent de nous vendre quelques fruits. Nous revenons nous promener plusieurs fois ici à différents moments de la journée. La présence de jolis warung le long des rizières est loin de nous faire rebrousser chemin…!

 

Les touristes !

Nous avons été étonnés de voir autant de touristes à Ubud. Les sites internet vendent le lieu comme le cœur culturel de l’île, avec une ambiance très différente de ville comme Kuta. En venant de Java, nous avons pris une claque en arrivant ici, nous entendions parler français partout, il y’avait dans le centre plus de restaurants vegan ou mexicain que de warung. Les prix étaient 3 fois plus cher qu’à notre habitude (mais ce qui reste tout de même très peu à comparer des restaurants en France évidemment). Si nous y étions arrivés depuis le sud de l’île nous aurions certainement eu l’effet inverse. L’atmosphère générale y était cependant très conviviale et chaleureuse. 

Ce que j’ai apprécié à Ubud c’est que les locaux préservent leur culture. Bien sur, ils font du business pour satisfaire les touristes c’est bien normal : ils vivent de ça ! Mais en même temps, l’accès aux temples est réservé aux fidèles, à ceux qui portent la tenue traditionnelle (sarong et ceinture), et souvent il n’y a que la cour principale qui est ouverte : le cœur du temple est fermé aux touristes, ou bien il n’est ouvert que certains jours. Il y’a quand même certains temples très connus et populaires auxquels les touristes peuvent accéder comme celui de Pura TirtaIMG_20180316_120929 (où nous avons vu plus de blancs se purifier dans l’eau que de locaux). Mais la aussi en regardant d’un peu plus près on se rend compte que certaines pièces sont fermées, ou réservées aux offices à certains horaires et des piscines différentes sont un peu à l’écart. Je n’ai pas réussi à savoir si elles étaient réservées aux fidèles et/ou aux locaux ou si elles étaient juste ignorées complètement du touriste moyen qui ne regarde que « la grande jolie piscine avec les fleurs en face de lui ». Dans tous les cas j’ai bien aimé leur manière de traiter les choses. Je préfère qu’on me dise que le lieu est réservé aux croyants plutôt que de voir un car de chinois débarquer, toucher à tout, grimper sur les structures pour faire la meilleure photo.

Prambanan

Jeudi 08 MARS

Prambanan.

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Levé vers 7h, nous prenons un petit déjeuner de nouilles préparées à l’indonésienne (oui on aime bien ça) avant de partir pour notre 2ème journée temple : celui de Prambanan.

On a choisi pour ce 2ème jour de visite une organisation un peu différente. Déjà il n’y a pas la possibilité de voir le lever de soleil ici, des tours sont organisés pour voir le coucher de soleil avec un spectacle de danse traditionnelle. Mais aujourd’hui on a décidé de faire entre nous, et à notre rythme, on part donc vers 8h30 en direction de l’arrêt de bus. Le trajet dure à peu près une demi heure, le temps de trouver notre route en direction du temple on y est vers 9h30.

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A cette heure là, aucune attente, d’autant que nous avons déjà notre ticket pris la veille déjà à Borobudur. Il fait très beau, nous avons droit à une boisson d’accueil, et hop c’est parti. Le temple n’est pas vide, loin de là, mais on s’attendait à beaucoup plus de monde que ça, nous sommes plutôt content ! Alors que Borobudur est un temple bouddhique, nous sommes là dans un temple Hindou et ça se sent. Il y’a même des petits airs de Cambodge qui flotte autour de nous. Et j’avoue que ça me plaît … La première zone est composée de 3 temples majeurs, dédiés à Shiva, Bhrama et Vishnu et 3 plus petits temples dédiés à Garuda, Nandi et Hamsa. Les temples datent du 9ème siècle, et il y en avait alors 250 de toutes tailles, disposés autour de ces 6 temples. La zone a été abandonnée au 10ème siècle, quand le gouvernement s’est déplacé à l’Est.

En fait, Prambanan c’est pas ‘un’ temple. C’est un complexe archéologique, composé de plusieurs temples, dispersés dans un grand parc et à notre plus grand bonheur, plus on s’éloigne du grand temple principal de Shiva, moins il y’a de monde. On se retrouve donc à l’autre bout du parc, un peu plus de deux heures plus tard dans le « Candi Sewu », seuls. Aucun touriste n’est venu jusque là. Il est possible de louer des vélos pour gagner un peu de temps ou alors des voiturettes (comme des voitures de golf) pour faire le tour sans se forcer. Les touristes ne descendent même pas des voitures, prennent des photos pendant le trajet sans s’arrêter et c’est trop bien.. pour nous !! On prend notre temple, on se balade dans le temple, à travers les ruines (il faut dire qu’entre les tremblements de terre et les volcans beaucoup de pierres sont tombées). Finalement, quand nous commençons à sentir les premières gouttes et voir les gros nuages arriver on repart vers la sortie. Nous prenons quand même le temps de nous arrêter au musée, ou il ya une bonne partie des statues récupérées dans les temples. Par contre rien n’est en anglais et tout est en Indonésien. J’ai appris quelques mots mais ici savoir dire « ou sont les toilettes s’il vous plait ? » ne m’est pas d’une grande aide.


L’anecdote sympa :

la légende du temple de Prambanan.

Un peu d’indulgence s’il vous plait, les traductions des brochures en langues étrangères sont un peu aléatoires et nous avons du en croiser plusieurs afin de comprendre l’histoire en entier. D’ailleurs la mythologie n’est pas une science exacte.

La légende de Roro Jonggrang.

Il était une fois un prince appelé ‘Bandung Bondowoso’ qui voulait épouser une princesse ‘Roro Jonggrang’, fille d’un roi rival. Mais, ayant tué le père de celle-ci au combat, la princesse ne veut pas devenir sa femme. Elle lui demande donc une tâche impossible : construire un temple avec 1000 statues (ou 1000 temples selon les versions), en une seule nuit. S’il y arrive, elle l’épousera. Le prince construit 999 statues, mais la princesse qui n’a pas du tout l’intention de l’épouser fait brûler un grand feu à l’horizon à l’Est pour faire croire que le soleil est déjà levé et que le temple n’est pas fini à temps. Quand il se rend compte de la supercherie, le prince fou de rage contre la princesse, la change en pierre, faisant d’elle la 1000ème statue du temple. (parce que oui, il avait des pouvoirs surnaturels, à votre avis comment il a fait 999 statues en une nuit ? Forcément il y’a invoqué des démons et des forces magiques pour l’aider et quand ils ont vu le soleil ils sont repartis, laissant le temple inachevé…)

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Temple de Borobudur

Mercredi 07 mars

Lever de soleil à Borobodur.

Il est 3H00, le réveil sonne. Il fait encore nuit, mais la journée commence ! Heureusement, il est posé à l’autre bout de la pièce sur une table alors nous sommes obligés de sauter du lit pour le faire taire… ! On se prépare, fait les sacs à dos et  nous embarquons un petit snack au cas où on ait une petite faim. Comme la plupart des visiteurs de passage à Yogyakarta, nous souhaitons voir le lever de soleil sur le temple de Borobudur, un des plus beaux du pays à priori. Comme les bus publics ne fonctionnent pas encore à cette heure là, et que un peu plus d’une heure en scooter de nuit ça ne nous tente pas plus que ça, nous partons en bus. Le bus vient nous récupérer à l’auberge à 3h30. Il y’a une dizaine de place mais nous ne sommes que 3, avec un hollandais très gentil. Le bus le dépose au temple, et nous repartons un peu plus loin. Nous avons choisi de voir le lever de soleil sur le temple depuis les collines environnantes, dans la jungle, option vraiment meilleur marché et un peu moins populaire. Le bus nous dépose, on paie le droit d’entrée (30 000 idr, un peu moins de 2euros) et on finit de grimper la colline. Les locaux ont aménagé le chemin avec des bambous, des grosses pierres et des bougies et petites torches tout le long du chemin façon koh lanta et c’est chouette car il fait encore nuit noire. On arrive a 5h et il n’y a pas trop de monde entre 20 et 30 personnes, ce qui paraît plus que correct pour le site le plus visité du pays. On se choisit de bonnes places et on n’en bouge plus au cas où un car de chinois débarquerait… (ça n’arrivera pas). Le ciel est nuageux, avec des éclaircies par endroit. On croise les doigts pour réussir à voir un bout de soleil. On attend patiemment, et il y’a une bonne atmosphère avec une sorte d’appréhension générale. Finalement les minutes passent et la brume tombe sur la forêt tropicale, c’est magnifique. On a l’impression d’être dans un lieu magique, avec les arbres, les palmiers, la brume et les bruits des animaux (oiseaux et autres iguanes qui nous mettent dans l’ambiance).

Le ciel devient un peu rouge, on devine quelques rayons derrières les nuages, et nous apercevons un bout de disque rouge dans la brume, derrière la seule petite pointe du temple qui se dégage des nuages. Soyons honnête, ce n’est pas le lever de soleil du siècle mais l’atmosphère était tellement particulière que je ne voudrais pas le changer pour un autre !

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Bon il est 6H, et il est maintenant temps de se jeter à l’assaut du temple. Notre chauffeur nous dépose au temple, nous donne 2h-2h30 de visites avant de le retrouver pour repartir. Arrivés à 6H il n’y a pas grand monde, même si on sent que les voitures et les bus commencent à se presser sur le parking. Nous achetons un ticket combiné avec le temple de prambanan que nous irons voir le lendemain. On commence par monter tout en haut du temple, là ou il y’a toutes les Stupas. La vue est magnifique. On en profite pour prendre un maximum de photos avant que tout le monde arrive. Des écoles sont déjà sur place pour visiter, nous avons alors droit à notre petite séance photos. Heureusement il y’a plein de touristes et on sera assez tranquille pour découvrir le lieu. On prend notre temps pour lire la brochure et nos guides afin d’en apprendre un peu plus sur le lieu. Ensuite, nous descendons petit à petit les différents étages en observant le paysages alentours mais surtout les bas reliefs qui sont plutôt bien conservés (après des périodes de volcanismes, tremblements de terres et de restaurations, on sent que parfois les pierres ne sont pas aux bons endroits et ça donne des scènes assez cocasses.) Du haut du temple, nous pouvions voir le chemin d’accès avec la masse de touriste qui commençait à arriver entre 7h30 et 8h, mais les gens ne font que grimper le temple pour prendre LA photo clichée et redescendent tout d’une traite jusqu’au bus sans prendre le temps de tout regarder. Tant mieux pour nous, il n’y a personne aux étages inférieurs. Alors qu’on s’assoit en bas sur un petit banc pour admirer l’immensité du temple, un groupe de bouddhistes passe devant nous, pour faire le tour traditionnel du temple qui est organisé comme un mandala.

Nous repartons au bus vers 8h30-9H, un peu court pour tout voir à mon sens, mais avec des supers conditions : pas encore de forte chaleur à cette heure de la journée et un nombre de touristes assez restreint.

Nous rentrons à l’auberge à 10h15 avec des jolies images plein la tête à temps pour le petit déjeuner.

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Borobudur info pratiques Mars 2018.

De nombreuses agences proposent des tours organisés avec transports et/ou guides. Il y’a l’embarras du choix. Encore une fois, vous pouvez demander à votre auberge si vous sentez que les gens sont sympas et qu’ils ont de bons conseils. J’avoue qu’en réservant, on s’est demandé si le tour était fiable ou si c’était juste proposé car c’était le copain du propriétaire. En fait, au bout de quelques jours on a papoté avec eux et ils travaillent avec une agence qu’il trouve honnête et avec de bonnes prestations alors tout le monde est content.

  • Ticket groupé : borobudur + prembanan: 540 000 idr par personne (valable 2jours)

2 options en supplément pour voir le lever de soleil :

  • dans le temple en payant un droit d’entrée de 225 000 idr (moins en restant à l’hotel sur place : le manohara, 137 500 voir plus bas). C’est cher mais ça permet de rentrer dans le temple à 4H30 avant qu’il n’ouvre officiellement à 6H.

 

  • depuis la colline : 30 000 idr par personne (un peu moins de 2euros).

En partant de Yogyakarta.

  • Nous avons choisi de booker le transport sans guide : ça nous a coûté 110.000 idr par personne, soit 6.50 euros, pour être pris à l’auberge à 3H30, faire une heure de trajet (aller) et être ramené à l’auberge. Nous n’avons eu aucun soucis avec le chauffeur qui était adorable. 10 places dans le mini bus (en mars c’est la basse saison nous n’étions que 3).
  • Sinon il y’a la possibilité de louer un scooter en ville et être libre de ses mouvements, je pense que ça doit être le plus sympa, mais attention au trafic et aux petites routes pour y aller. Nous avons été honnêtes avec nous même, on n’est pas des conducteurs chevronnés, on a pris le bus. Attention à la puissance du scooter car parfois ça grimpe pas mal et à deux le véhicule ne veut pas toujours monter ^^ Certaines agences demandent de garder le passeport le temps de la location mais on conseille de ne pas le faire (photocopie à la limite) et plutôt une caution en argent (cf site du gouvernement). En Thailande on nous avait conseillé de prendre des photos du scooter (ils ont souvent des rayures) et ça évite qu’à la fin de la journée on vous garde la caution en disant que c’est vous qui les avez faites.
  • Avec un transport privé (taxi) mais attention de bien négocier le prix avant d’y aller.
  • Il y’a des bus publics qui permettent d’aller de Yogyakarta à Borobudur, mais on loupe le lever de soleil.

En restant à Borobudur.

Autre option, pour ceux qui veulent profiter un peu plus du temple et des alentours : vous pouvez rester un ou deux jours dormir à Borobudur. Il y’a plein de guests houses dans la ville qui proposent des transports ou des visites guidées, sinon en étant sur place ça doit être faisable seul. Sinon l’hôtel Manohara se trouve dans le parc archéologique, et l’accès au lever de soleil est un peu moins cher quand on reste dans cet hôtel là.

La citadelle de Kowloon

KOWLOON WALLED CITY

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La semaine dernière nous avons décidé de nous promener dans le parc de Kowloon. Ayant visité le musée d’histoire au début de notre séjour, on sait que de ce côté là de la ville se trouvait auparavant une ville fortifié, alors on décide d’aller jeter un coup d’oeil voir s’il ne resterait pas des murs ou un peu plus d’explication… Sur place il ne reste pas grand-chose de l’ancienne citadelle, mais j’avoue qu’on s’émerveille devant les quelques panneaux explicatifs car l’histoire de la citadelle est impressionnante, toute comme les photos !

Un peu d’histoire et de contexte.

Hong-Kong s’étend sur plusieurs îles mais aussi sur une partie du continent. Cette partie s’appelle ‘Kowloon’. De part son accès direct à la mer, elle a joué un rôle important dans la défense maritime du territoire. Dès le XVème siècle des avant postes maritimes ont été crée pour se protéger des pirates venus du japon. Au fil des siècles des tours de guets et d’autres structures défensives ont été construites là.

En 1842, l’île de Hong Kong passe sous domination et administration anglaise à la suite de la première guerre de l’opium. Aussi, les autorités chinoises (dynastie Qing) décident de renforcer les défenses à Kowloon, pour y mettre de l’ordre mais aussi surveiller l’influence anglaise. Un mur défensif est construit en 1847 tout autour d’une base stratégiquement placée (210×110 m²).

Plus tard en 1898, la Grande Bretagne gagne de nouveaux territoires, sur le continent (côté kowloon donc) pour une durée de 99 ans, mais la cité fortifiée est exclue de ce traité et reste chinoise. Elle est occupée à ce moment par environ 550 soldats On a donc un morceau de territoire chinois, au milieu de toute une zone anglaise. Les choses s’enveniment car le gouverneur anglais suspecte la base chinoise d’organiser une sorte de résistance, ils attaquent donc la cité fortifiée mais la majorité des troupes sont déjà parties et il ne reste que 150 habitants. A la fin de la dynastie Qing, en 1912, le Royaume Unis prend le contrôle de la cité. Ils n’en font pas grand-chose, mais l’abandon de la forteresse par les soldats se traduit par un renouvellement urbain. En 1933, certains murs et habitations qui se dégradent sont détruits, alors une partie de la population est relogée ailleurs. Pendant l’occupation japonaise durant la 2nde guerre mondiale ce qu’il reste des fortifications est détruit.

Et c’est la que ça devient wahou!

Après la guerre, la Chine et la Grande-Bretagne veulent remettre la main dessus mais finalement, ça devient plutôt une zone de non droit. Sur l’emplacement de la forteresse, se construisent des immeubles à tout va, un grand nombre de gens migrent dans ce petit endroit, et chacun y fait un peu ce qu’il veut. Dans 2,8 ha, (0,026 km²) plus de 300 bâtiments sont construits et 30 000 personnes y vivraient ! Tous les murs se touchent, et on peut faire le tour uniquement en passant de toit en toit tellement ils sont collés les uns aux autres. C’est la jungle en ville : le lieu des bordels, des jeux d’argents, de la drogue (opium en particulier) et de la mafia. Elle est aussi connu pour ses nombreux dentistes et docteurs qui y opéraient sans permis/licence/diplôme sans problèmes.

Strange And Dangerous Neighborhoods Exist Around The World. Here Are The Weirdest.

En 1984 d’un commun accord les gouvernements chinois et anglais décident de faire détruire la cité, où le niveau de criminalité est sans précédent. Elle est détruite en 1993, et aujourd’hui il y’a un grand parc à la place. Au centre, un petit musée explique l’histoire de la « walled city », mais sans ça, nous n’aurions jamais pu imaginer qu’il ait eu ça à cet endroit. Aujourd’hui il y’a un joli parc et un mini musée à l’endroit où résidait le magistrat qui s’en occupait. Lors du démantèlement et de la construction du parc il y’a quand même eu des fouilles archéologiques qui ont permis de retrouver entre autre, la première plaque commémorative de l’établissement de la cité.

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The Space Museum

Le Lundi 22 janvier, une petite semaine après être arrivé à Hong-Kong, il était bien temps d’aller visiter un musée.

Motivés, nous nous sommes levés tôt, préparés, et à (seulement) 15h, après avoir mangé dans un tout petit restaurant délicieux et économique nous voilà en route pour le musée de l’espace. Celui-ci ne se trouve pas sur l’île principale de Hong-Kong mais sur le continent à Kowloon. Il est situé à côté du centre culturel de Hong-Kong. Et vu de l’extérieur, il est en forme de sphère. Nous nous rendons à la billetterie, ou il y’a à cette heure là un peu de monde, le temps pour nous de comprendre que des films sont projetés à certains horaires et qu’il faut s’inscrire. Nous en choisissons un et arrivons bien naïvement devant l’hôtesse de caisse pour demander « 2 tickets for the museum and 2 for the movie at 5pm ». Ce à quoi la gentille dame nous répond que le musée est fermé pour rénovation depuis au moins un an et n’ouvrira pas avant avril. Ah. C’est bien.

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Bon tant pis pour l’exposition permanente, il nous reste toujours la projection.

En effet, la salle de cinéma reste ouverte pour quelques documentaires, et nous avons vu un film de Jean Michel Cousteau sur ‘Les secrets de l’océan’ affiché qui nous plaisait bien. Cela a lieu dans la bulle. L’écran se constitue en fait de tout le dôme, et les fauteuils sont inclinés vers l’arrière pour que nous puissions avoir une belle vue de cette projection inhabituelle. Il n’y avait pas trop de monde en cette fin d’après midi, et nous étions assez bien placés. Le film était en cantonais mais chaque siège disposait d’un casque audio  caché dans l’accoudoir, pour pouvoir écouter dans d’autres langues.

La séance durait environ 40 minutes, et j’avoue avoir apprécié les 15 premières minutes de projection avant de me faire emporter dans des contrées bien plus lointaines par notre cher Morphée.

https://www.lcsd.gov.hk/CE/Museum/Space/en_US/web/spm/whatsnew.html

L’image du Jour Rome

Alors ayant passée l’après midi à parler voyage avec une copine qui va elle aussi bientôt se jeter à l’eau, je suis rentrée chez moi en rêvant de voyages futurs et nostalgique des précédents. J’ai donc ouvert le dossier photo des dernières vacances (peut on parler de voyage quand on ne pars qu’une semaine ? Est ce la durée qui compte ? Je n’ai aucunement l’intention de répondre à ça maintenant. Et pourtant c’est moi qui ai posé la question. J’aime bien me mettre des battons dans les roues. Et faire des parenthèses qui durent 5 lignes.)

Bref j’ai trouvé une photo que j’ai eu envie de partager sur le blog. La Voici :

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Colisée – Sesterce 80 AD

Alors non il ne s’agit pas du plus beau paysage de Rome au couché de soleil. Il ne s’agit pas non plus de la plus belle vue du Colisée. quoi que ! c’est la plus ancienne. Et il se trouve que j’aime bien les vieux trucs.

Il s’agit bien de la plus vieille représentation du Colisée qu’on ait retrouvé à l’heure actuelle, et elle se trouve sur un sesterce en bronze qui date de 80 après J.-C., du règne de Titus. Le Colisée ou amphithéâtre flavien, a été construit à Rome, entre 70 (sous le principat de Vespasien) et 80 (principat de Titus). On peut voir dessus les différents étages et les spectateurs qui y sont représentés nombreux.

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