La citadelle de Kowloon

KOWLOON WALLED CITY

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La semaine dernière nous avons décidé de nous promener dans le parc de Kowloon. Ayant visité le musée d’histoire au début de notre séjour, on sait que de ce côté là de la ville se trouvait auparavant une ville fortifié, alors on décide d’aller jeter un coup d’oeil voir s’il ne resterait pas des murs ou un peu plus d’explication… Sur place il ne reste pas grand-chose de l’ancienne citadelle, mais j’avoue qu’on s’émerveille devant les quelques panneaux explicatifs car l’histoire de la citadelle est impressionnante, toute comme les photos !

Un peu d’histoire et de contexte.

Hong-Kong s’étend sur plusieurs îles mais aussi sur une partie du continent. Cette partie s’appelle ‘Kowloon’. De part son accès direct à la mer, elle a joué un rôle important dans la défense maritime du territoire. Dès le XVème siècle des avant postes maritimes ont été crée pour se protéger des pirates venus du japon. Au fil des siècles des tours de guets et d’autres structures défensives ont été construites là.

En 1842, l’île de Hong Kong passe sous domination et administration anglaise à la suite de la première guerre de l’opium. Aussi, les autorités chinoises (dynastie Qing) décident de renforcer les défenses à Kowloon, pour y mettre de l’ordre mais aussi surveiller l’influence anglaise. Un mur défensif est construit en 1847 tout autour d’une base stratégiquement placée (210×110 m²).

Plus tard en 1898, la Grande Bretagne gagne de nouveaux territoires, sur le continent (côté kowloon donc) pour une durée de 99 ans, mais la cité fortifiée est exclue de ce traité et reste chinoise. Elle est occupée à ce moment par environ 550 soldats On a donc un morceau de territoire chinois, au milieu de toute une zone anglaise. Les choses s’enveniment car le gouverneur anglais suspecte la base chinoise d’organiser une sorte de résistance, ils attaquent donc la cité fortifiée mais la majorité des troupes sont déjà parties et il ne reste que 150 habitants. A la fin de la dynastie Qing, en 1912, le Royaume Unis prend le contrôle de la cité. Ils n’en font pas grand-chose, mais l’abandon de la forteresse par les soldats se traduit par un renouvellement urbain. En 1933, certains murs et habitations qui se dégradent sont détruits, alors une partie de la population est relogée ailleurs. Pendant l’occupation japonaise durant la 2nde guerre mondiale ce qu’il reste des fortifications est détruit.

Et c’est la que ça devient wahou!

Après la guerre, la Chine et la Grande-Bretagne veulent remettre la main dessus mais finalement, ça devient plutôt une zone de non droit. Sur l’emplacement de la forteresse, se construisent des immeubles à tout va, un grand nombre de gens migrent dans ce petit endroit, et chacun y fait un peu ce qu’il veut. Dans 2,8 ha, (0,026 km²) plus de 300 bâtiments sont construits et 30 000 personnes y vivraient ! Tous les murs se touchent, et on peut faire le tour uniquement en passant de toit en toit tellement ils sont collés les uns aux autres. C’est la jungle en ville : le lieu des bordels, des jeux d’argents, de la drogue (opium en particulier) et de la mafia. Elle est aussi connu pour ses nombreux dentistes et docteurs qui y opéraient sans permis/licence/diplôme sans problèmes.

Strange And Dangerous Neighborhoods Exist Around The World. Here Are The Weirdest.

En 1984 d’un commun accord les gouvernements chinois et anglais décident de faire détruire la cité, où le niveau de criminalité est sans précédent. Elle est détruite en 1993, et aujourd’hui il y’a un grand parc à la place. Au centre, un petit musée explique l’histoire de la « walled city », mais sans ça, nous n’aurions jamais pu imaginer qu’il ait eu ça à cet endroit. Aujourd’hui il y’a un joli parc et un mini musée à l’endroit où résidait le magistrat qui s’en occupait. Lors du démantèlement et de la construction du parc il y’a quand même eu des fouilles archéologiques qui ont permis de retrouver entre autre, la première plaque commémorative de l’établissement de la cité.

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Aujourd’hui j’ai mangé…

Nous sommes encore sur l’île de Lamma. Nous nous promenons d’un côté à l’autre de l’île, et arrivé à un peu plus de la moitié du chemin, nous trouvons un petit stand/café au bord de la route dont on nous a vanté les mérites plusieurs fois. Nous n’avons vu que des locaux s’y arrêter, et sur internet les commentaires sur ce petit stand sont a 90% en chinois. C’est intriguant et ça nous donne encore plus envie de nous y arrêter.

Quand on dit qu’il s’agit d’un café, il faut s’entendre : Une dame a installé une table avec son matériel, des coupes et des plateaux. Est suspendu un menu en chinois et en anglais (ouf) et quelques tables et chaises en plastique sont placés tout autour.

 

Alors qu’est ce qu’on y mange chez ‘grandma tofu’ ?

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Nous avons opté pour le ‘soya bean custard – hot’ (en fait il était à peine tiède mais tant mieux!!). Et c’est un dessert sucré.

IMG_20180223_161856img_20180223_161915.jpgOn est d’accord, ça ne ressemble à rien (encore moins que le précédent).

Qu’est ce que c’est ? Au niveau de la texture ça ressemble à de la crème renversée faite avec du tofu. Comme ça, ça n’a aucun gout (enfin le goût du tofu quoi, mais on se comprends). Mais ces coupes sont servies avec une sauce ‘miel-gingembre’ qui fait toute la différence. On en verse un peu dessus : ça change tout! C’est très bon!

Néanmoins, il ne faut pas abuser de la petite sauce, car il y’en a quand même une bonne quantité et  ça devient vite écœurant.  Mais très bonne note pour cette petite pause le long du chemin pour manger ce ‘tofu-fa’!

Aujourd’hui j’ai mangé…

Aujourd’hui (le vendredi 23 Février), nous sommes allés nous promener sur l’île de Lamma. Nous sommes partis entre midi et deux avec la ferme intention de manger des fruits de mer de débarquant là-bas. Finalement ça ne s’est pas passé comme prévu. En arrivant nous avons découvert des tas de restaurants à touristes le long du port avec une multitude de tables et des serveurs qui tentent vivement de nous installer à une de leur table avant même que nous ayons pu jeter un coup d’œil aux menus (qui ne seront pas trop dans notre budget). Nous décidons de passer notre chemin… mais quand même, nous avons faim !

Entre tous ces restaurants, il y’a des boutiques à souvenirs, des petites shops et … une petite mamie qui vend des snacks assez originaux, et vraiment bon marchés (6 HKD à peu près à 0,60 euros). Cela s’appelle du ‘red bean pudding’ : du pudding au haricots rouges. Et c’est un dessert sucré.

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bon soyons honnête ce n’est pas très esthétique. C’est fabriqué dans des petits coupelles à thé. Le pudding est versé dedans, se gélifie en quelque sorte et une fois que c’est prêt, notre petite mamie retourne la coupe et le démoule. Elle plante deux petites piques en bois et c’est prêt à emporter et surtout à manger !

Quand nous le mangeons il est encore tiède, légèrement sucré mais pas trop, ça fait ‘blopblop’ comme de la gelée et c’est plein de haricots rouges. Et c’est très bon!

img_20180223_144940.jpgJ’avoue que ce n’est pas le dessert le plus élaboré mais c’est local, ça fait plusieurs fois que nous en voyons, toujours dans des petits vendeurs de rue, et c’est vraiment pas cher!

Et puis avouons le, n’ayant pas mangé, un dessert plein de haricots rouges, ça cale pas mal!

Lantau Island.

SIMG_20180208_161633portacker : 1h45 presque 5km.

L’ile de Lantau est la plus grande île de Hong-Kong. On y trouve l’aéroport principal, Disneyland, un grand bouddha , un monastère et un petit village de pêcheurs. Entre autres.

Le 8 février nous nous décidons d’aller faire un petit coucou à ce grand bouddha que tout le monde nous recommande. La plupart des visiteurs viennent ici en téléphérique pour admirer la jolie vue au dessus des montagnes. Mais, il fait beau et on choisit d’y aller a pied. La randonnée doit durer à peu près deux heures, et ça monte tout du long. En arrivant sur l’île nous prenons un bus. Celui que conseillait notre manuel ne passait en fait que toutes les deux heures et pas de chance nous l’avons loupé. Peu importe nous en trouvons un autre qui ‘semble’ nous déposer pas trop loin du chemin. En suivant sur le gps, nous trouvons le bon endroit ou descendre. Sauf que la, Il n’y a rien. Un croisement mais aucun panneau. A Hong Kong, le gps fonctionne de manière assez aléatoire, (au milieu des buildings il ne nous trouve pas et perdu dans la nature non plus) et s’il nous donne une idée de l’endroit ou on se trouve ce n’est pas très précis. On s’engage sur la route qui nous semble la plus judicieuse. On marche pendant plusieurs minutes, on arrive dans un petit village perdu, a tel point qu’on a ‘l’impression de nouveau se trouver au milieu de nulle part en Thaïlande : aucun immeuble, peu de véhicules, des petites échoppes et une jeune fille qui vend de la limonade sur le bord de la route. Bon la petite fille a un fort accent australien et elle est blonde comme les blés mais à part ça c’est typique. Finalement, en avançant on tombe sur un petit vieux à qui nous demandons notre chemin. Il nous indique bien gentiment la voie et nous voilà rassuré. Sur la route, nous croisons quelques locaux, en contresens (c’est facile la descente hein?!) mais vraiment peu de monde, et aucun occidental.

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Le chemin n’est pas trop complexe à suivre, la seule difficulté est que ça monte non stop jusqu’au bout. Heureusement, nous sommes dans un endroit très joli et on fait beaucoup d’arrêts pour prendre des photos. C’est essentiellement pour avoir des souvenirs et pas du tout pour ne pas montrer à son chéri qu’on en peut plus, qu’on arrive plus à respirer et qu’on est écarlate. IMG_20180208_153800Non Non. Nous longeons des rivières dans la montagne, nous trouvons sur notre route pleins de monastères et petits temples à moitié ensevelis sous la végétation verdoyante, ce qui leur donne encore plus de charme. Se promener perdu dans la forêt, entendre des chants bouddhiques à proximité sans savoir d’où ils viennent, puis découvrir quelques minutes plus tard, au détour du chemin l’entrée d’un monastère nous fait nous sentir comme si nous étions les seuls étrangers à avoir jamais posé le pied dans cet endroit. Et ça, ça vaut le teint « framboise » que j’arbore pendant toute la promenade. A la toute fin, le chemin redevient plat, et on trouve un ‘camp site’ sur le bord de la route, dans un endroit un peu aménagé au milieu des arbres, ça donne envie de passer la nuit ici. Dommage que nous n’ayons pas de matériel. A partir de ce point là, on croise un peu plus de monde, on sent qu’on se rapproche du but, même si on ne voit pas encore le Bouddha.

Nous traversons ensuite un village abandonné, qui donne une impression relativement post apocalyptique : il reste des chaise, des tables des voitures abandonnées. Les panneaux indiquent des restaurants et cafés mais les portes sont par terre, les vitres sont cassées et les arbres ont commencé à pousser dans les maisons. On adore !

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Juste après le petit village, le chemin devient une route, on tourne la tête et il est là, posée au sommet de la montagne le Grand Bouddha de TianTian. On approche, ça y est on retrouve les autres touristes. Heureusement nous sommes en semaine, un jeudi pour être exact et la fréquentation du lieu reste raisonnable. On fait le tour de la place, on monte au sommet jusqu’au Bouddha la vue est a couper le souffle, sur la mer au loin d’un côté et de l’autre sur le monastère et les montages à perte de vue. En redescendant, on visite le monastère juste à temps avant la fermeture. Il commence à être assez tard (17h en fait, mais nous sommes quand même à 2Heures de bus/metro de Hong-Kong Island) donc tout le monde repart. Il y’a des vaches en liberté qui se promène sur la place et entre les boutiques souvenirs. Expérience saugrenue mais bien plus charmante que celle des cochons sauvages.

Nous profitons du moment, puis nous traversons le village à touristes juste à côté du téléphérique, pour retourner au bus. La vue en téléphérique doit être magnifique surtout au coucher du soleil, mais niveau budget ce n’est pas trop ça !

FOOD

Randonnée : Dragon’s Back

Dragon’s back

Sportracker: 3H20. 12Km

4 Février 2018

Ce dimanche la météo se fait un peu plus clémente alors nous nous décidons pour une petite randonnée celle du ‘dragon’s back’. Elle se situe au sud-est de l’île principale de Hong-Kong. En partant de chez nous, il nous faut déjà bien 45min-1H pour y aller, en tram puis en bus. En arrivant il y a déjà pas mal de gens, mais la randonnée commence avec beaucoup de marches alors le tri se fait assez rapidement entre ceux qui veulent prendre leur temps, ceux qui prennent des selfies devant chaque arbre et ceux qui le font en courant ( o_o ). La météo se veut ‘ensoleillée’ mais nous ne voyons pas le soleil de la journée ; on sent bien qu’il est pas très loin derrière les nuages mais non, pas vu. En regardant le site du gouvernement, on se rend compte que c’est surtout une journée assez polluée et c’est ça qui ajoute une touche de gris à la ville.

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Plus en hauteur la vue est très jolie, en bas nous voyons des petites criques qui rappellent même le sud de la France à Jérémie, nous avons aussi une jolie vue dégagée sur le golf qui est juste au bord de mer. Bon. Les points de vues, nous nous y arrêtons quelques instants mais pas trop quand même car tous les touristes s’y agglutinent avec des perches à selfie ou encore des drones (quel boucan d’ailleurs!!). Certains passages sont étroits alors on se retrouve à la queue leu leu pendant presque 15 minutes avec une bonne vingtaine de personnes et j’avoue avoir l’impression de me retrouver dans le métro. Heureusement, dès que nous avons un peu plus de place on les double rapidement. On suit aussi des petits français pendant un moment, qui essaient de communiquer en anglais avec leur amie hong kongaise et ça donne ça :

girl : « did you guys meet in high school ? »

gars n°1 « ice cool ?  ça veut dire quoi ? »

gars n°2 « elle demande si on s’est recontré en faisant des études »

gars n°1 à la fille « haha no : no school, no time »

Effectivement. No school. On s’est rendu compte.

On décide de prolonger un peu la randonnée en allant jusqu’à la plage en contrebas, qui est assez jolie et doit être très chouette en été. Même en ce dimanche il ya plusieurs surfeurs dans l’eau.

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Alors que nous pensons avoir fini la rando ici, et qu’il ne nous reste que quelques mètres à faire pour trouver le bus du retour, nous nous rendons compte qu’il nous reste en fait un bon morceau de chemin et on reprend pour à peu près 40 min d’escaliers pour passer de l’autre côté de la montagne. En arrivant à la route nous nous trouvons victorieux mais finalement ne voyant aucun bus à l’horizon, tant qu’à faire on va redescendre en ville et jusqu’au métro à pied. On n’est plus à ça près.

Alors que nous marchons le long de la route (pas le chemin dans la forêt hein, la route), nous voyons un panneau « attention aux singes et aux cochons sauvages – ne pas nourrir ». Ouf, soupir de soulagement, nous n’avons rien croisé de tout ça.

Sauf que si. 3 minutes plus tard le long de la route un cochon sauvage cherchait tranquillement sa nourriture ‘allez on le regarde pas, on passe tranquillement, si on le regarde pas il ne nous verra sûrement pas’.

100 mètres plus loin, un deuxième assez imposant, traverse la route l’air de rien.

Bon finalement il ne nous est rien arrivé avec ses cochons sauvages mais j’avoue que sur le moment on ne faisait pas les malins!

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