Ubud : Entre tradition et tourisme de masse

Directement après notre épopée volcanique, nous partons pour Bali. En bus, nous passons d’une île à l’autre (oui le bus monte sur le bateau), et près de 5 heures et un taxi plus tard nous voici à Ubud. Nous avons choisis délibérément d’éviter Dempasar (la capitale) et Kuta une des villes les plus touristiques et les plus « occidentales » de Bali. Nous avons donc porté notre dévolu sur Ubud qui se veut le cœur culturel de l’île. Nous arrivons le soir et nous étonnons de trouver pleins de restaurants qui nous paraissent très beaux, avec des lampions, des bougies et des jardins verdoyants. 

Nous avons fait de Ubud notre camp de base, nous y sommes restés une semaine et nous avons gravité dans les villes et temples aux alentours en scooter. Ce qui nous a marqué dans cette ville ce sont les traditions balinaises, les magnifiques rizières, la nourriture délicieuse (évidemment) et les très nombreux touristes.

Les offrandes et les temples.

En nous promenant dans la ville les premiers jours, nous ne savons pas où donner de la tête. Les bâtiments sont chargés en couleurs et en motifs hindous variés (animaux, guerriers, dieux et déesses, symboles de protection…). Ils sont de couleurs grises-noires (pierre volcanique oblige), oranges et blancs. Les statues sont habillées de sarong. Tout est tellement travaillé que nous avons l’impression de voir des temples partout, et il nous est arrivé de rentrer par erreur dans la cour d’une maison pensant que c’était l’entrée d’un sanctuaire.

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Ici c’est bien une maison, et non l’entrée d’un temple…

Nous regardons tout autour de nous sans savoir où donner de la tête mais il faut aussi fréquemment regarder ses pieds! Sur le trottoir, les balinais déposent tous les matins des offrandes de fleurs très recherchées.

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Offrande traditionnelle

Nous avons appris que posées sur le sol elles servent à repousser les mauvais esprits et un peu plus en hauteur pour porter chance. Evidemment il ne faut pas marcher dessus sous peine de choquer les locaux et éventuellement de se porter la poisse.

 

 

Les rizières.

Bali a la réputation d’avoir de magnifiques rizières. Dès que nous effectuons une recherche sur internet concernant l’île, ce sont des photographies de rizières toutes plus belles les unes que les autres qui apparaissent. Ainsi, je ne m’attendais pas à avoir un effet « Wahou » des paysages les ayant déjà vu 1001 fois sur les réseaux sociaux. Et pourtant, si !

Nous avons vu des rizières un peu partout en pérégrinant à travers Bali. Vers Ubud, 3 nous ont marqués.

La plus connue « Tegalalang » est sublime, on ne s’imagine pas qu’il y ait autant de tons de vert entre la couleurs de rizières et de la végétation environnante. Nous y sommes allés en scooter en environ 30 minutes depuis Ubud. Nous avons du payer une « donation obligatoire » pour entrer, ce qui n’est mentionné sur aucun guide et n’avait pas l’air très officiel. 

IMG_20180316_103123Ici c’était magnifique… mais tout le monde le savait et on y trouvait bien plus de touristes que de locaux. J’ai plus eu l’impression d’être dans un parc à thème « rizière » que dans un lieu de culture. Il y avait des balançoires pour touristes en haut des champs, les locaux se faisaient prendre en photos avec les touristes pour quelques dollars (ça change de Jakarta où les locaux voulaient prendre des photos de nous car ils n’avaient pas l’habitude des touristes).

 

Le Campuhan Ridge Walk.

Voilà la première où nous sommes allés. Il s’agit d’une petite marche à 10 minutes du centre de Ubud, qui nous promène dans les rizières avec des petits warung pas cher et de super qualité sur la route. Très jolies, avec beaucoup moins de monde c’était super . Nous nous sommes arrêtés manger du « nasi campur » dans une warung espérant éviter la mousson (raté mais au moins nous l’avons affrontée le ventre plein.)

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Le petit chemin des « magical rice fields« .

En repartant du Ridge Walk, trempés par la mousson que nous venons de prendre sur nos têtes nous arrivons en ville et décidons d’aller en direction d’une librairie locale. En plein cœur de Ubud, au milieu des restaurants à touristes, nous passons devant une petite allée devant laquelle une pancarte en bois indique « Magical rice fields » avec une flèche. Intriguée je m’arrête devant hésitant entre « c’est clairement un piège et on va mourir dans la ruelle » et « oh mon dieu je veux en avoir le cœur net tout de suite ». Finalement, me voyant arrêtée 20 mètres derrière et en pleine réflexion, Jérémie rebrousse chemin. Allez, on va voir ! 

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Evidemment qu’on va aller voir. Nous nous engageons sur le chemin minuscule, et effectivement nous ne mourrons pas ici, et nous arrivons bien à des rizières absolument magnifiques. On sent que ce n’est pas l’endroit touristique de base mais que nous avons trouvé un morceau Ubud préservé de l’occidentalisation de masse du centre ville. Nous croisons juste quelques locaux qui proposent de nous vendre quelques fruits. Nous revenons nous promener plusieurs fois ici à différents moments de la journée. La présence de jolis warung le long des rizières est loin de nous faire rebrousser chemin…!

 

Les touristes !

Nous avons été étonnés de voir autant de touristes à Ubud. Les sites internet vendent le lieu comme le cœur culturel de l’île, avec une ambiance très différente de ville comme Kuta. En venant de Java, nous avons pris une claque en arrivant ici, nous entendions parler français partout, il y’avait dans le centre plus de restaurants vegan ou mexicain que de warung. Les prix étaient 3 fois plus cher qu’à notre habitude (mais ce qui reste tout de même très peu à comparer des restaurants en France évidemment). Si nous y étions arrivés depuis le sud de l’île nous aurions certainement eu l’effet inverse. L’atmosphère générale y était cependant très conviviale et chaleureuse. 

Ce que j’ai apprécié à Ubud c’est que les locaux préservent leur culture. Bien sur, ils font du business pour satisfaire les touristes c’est bien normal : ils vivent de ça ! Mais en même temps, l’accès aux temples est réservé aux fidèles, à ceux qui portent la tenue traditionnelle (sarong et ceinture), et souvent il n’y a que la cour principale qui est ouverte : le cœur du temple est fermé aux touristes, ou bien il n’est ouvert que certains jours. Il y’a quand même certains temples très connus et populaires auxquels les touristes peuvent accéder comme celui de Pura TirtaIMG_20180316_120929 (où nous avons vu plus de blancs se purifier dans l’eau que de locaux). Mais la aussi en regardant d’un peu plus près on se rend compte que certaines pièces sont fermées, ou réservées aux offices à certains horaires et des piscines différentes sont un peu à l’écart. Je n’ai pas réussi à savoir si elles étaient réservées aux fidèles et/ou aux locaux ou si elles étaient juste ignorées complètement du touriste moyen qui ne regarde que « la grande jolie piscine avec les fleurs en face de lui ». Dans tous les cas j’ai bien aimé leur manière de traiter les choses. Je préfère qu’on me dise que le lieu est réservé aux croyants plutôt que de voir un car de chinois débarquer, toucher à tout, grimper sur les structures pour faire la meilleure photo.

Kawa Ijen Partie 2.

Nous rejoignons difficilement le hall de l’auberge où nous attendons le reste du groupe. Le gérant et sa femme préparent du thé et des bananes frites pour tout le monde ce qui sera assez appréciable après coup, quand nous allons nous rendre compte que la montée du Ijen ce n’est pas de la rigolade. Nous partons dans une voiture avec 6 personnes, toutes de l’auberge. Au bout d’1H30 de route nous arrivons au pied du volcan. Nous retrouvons d’autres personnes pour former un groupe d’une douzaine d’individus. Le guide nous remet une bouteille d’eau, un masque à gaz et une lampe comme convenu dans le deal. Ah non ? Pas de lampe ? Très bien une lampe pour un groupe de 12 ça devrait le faire…. Heureusement nous avons encore dans le sac ma lampe frontale qui nous sera d’une grande aide. Au début le chemin semble assez facile et monter en pente douce, c’est surement pour ça que le guide nous dit que ce sera un peu long au moins 1H de montée jusqu’au sommet. Il pleut. Et il pleuvra tout du long. Je prends la tête avec lui pour papoter gentiment et Jérémie fait ami-ami avec un Écossais du groupe. Sauf qu’au bout de quelques minutes la pente se raidit sévèrement, et le groupe n’avance plus du tout au même rythme. J’ai du mal à l’avouer mais je ne m’en sors pas bien du tout ! Pendant IMG-20180314-WA0014plus d’une heure, ça monte, ça monte, ça monte et ça ne rigole pas ! Le guide reste avec les derniers, en disant que tout le monde se rejoint à mi-parcours où se retrouve un café qu’on ne peut pas louper. C’est encore plus dur dans le noir. Je ne vois pas la pente et ne peut me rendre compte de notre progression. Est ce qu’on est loin ? Est ce qu’on est presque arrivé ? À ce moment là de la journée des porteurs de soufre ont trouvé un commerce un peu plus lucratif que le soufre. Certains ont aménagé des carrioles, dans lesquelles ils mettent le souffre habituellement, en chaise à porteur (enfin disons que c’est entre une brouette, un pousse pousse et une chaise à porteur). Le fait est que là, comme en pleine ville, sur les flans du Ijen et pour tout le long de la montée nous nous entendons proposer « taxi lady ? » NON JE SAIS QUE J AI L AIR D’ÊTRE EN TRAIN DE MOURIR MAIS JE LE FERAI MOI MÊME!

Si mon égo me refuse le taxi, d’autres le choisissent volontiers, comme un couple de petits vieux asiatiques, qui se fait transporter tout au sommet du volcan. Je suis assez dubitative sur cette pratique. D’un côté je trouve ça parfaitement indécent, d’un autre je me dis que les petits vieux ont surement donné bien plus d’argent au porteur que ce que lui rapporte le soufre, et que à eux deux ils sont peut être même moins lourds…

Nous arrivons à mi parcours ou nous retrouvons le reste du groupe mais surtout Hardi et Petra qui sont déjà là depuis quelques minutes. A priori, on est partis pour ne plus se quitter. On repart, le reste du chemin est plus facile, est presque plat. Ouf ! On arrive au sommet vers 3h ? 3h30 ? Il fait toujours nuit noire, nous regardons dans le cratère et nous voyons toutes les petites lampes des touristes et porteurs à la chaîne qui sont en train de descendre jusqu’au souffre et au lac d’acide. Et oui, ça sent déjà bien mauvais du sommet. Nous entamons la descente. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines, c’est là qu’on sent que tout le monde devrait vraiment avoir une lampe. Il pleut non stop, les roches sont trempées et honnêtement je ne sais pas comment personne de notre groupe n’est tombé. Je m’éclaire avec la torche de mon téléphone, mais le tenir m’handicape un peu. Tous les touristes sont là pour la même chose, descendre au plus près du souffre et observer les flammes bleues. Le problème ? Nous sommes tous (200 à peu près) au milieu des porteurs qui tentent de se frayer un chemin pour remonter le cratère avec leurs paniers extrêmement lourds, en tongs, sans masque à gaz. Nous ne nous sentons pas très à l’aise d’être ici. Bien sur, les guides surveillent, nous disent de nous pousser quand il le faut pour les laisser passer mais il y’a tellement de monde, que je n’ose pas imaginer ce que ça donne en pleine saison au mois d’août…. Certains porteurs prennent quand même le temps de s’arrêter à notre hauteur sortir un petit bout de souffre poli de leur panier et nous dire « Sir, you buy 2 dollars? ». Au bout d’une heure nous voilà en bas. Nous observons le soufre qui s’échappe du volcan, les touristes peuvent même voir les travailleurs qui le ramassent.

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Notre groupe reste devant ce spectacle pendant plusieurs minutes puis le guide nous demande de le suivre, un peu plus haut pour voir les flammes. Impressionnant. Le genre d’image qui restera gravée dans nos mémoire tout notre vie. J’en oublierai presque qu’il pleut toujours et que je suis trempée jusqu’aux os. La dernière phrase n’est pas franchement vraie. Je suis trempée j’ai froid, je n’ai pas dormi depuis je ne sais plus trop quand alors je profite de ce temps de répis pour m’asseoir par terre un petit moment. Mais je suis bientôt imitée par un bon nombre de mes compagnons qui restent aussi admirer le feu bleu du volcan. Certains descendent jusqu’au lac d’acide. A un moment le vent se lève et envoie tout le souffre dans notre direction. Rapidement le guide nous demande de bien mettre nos masques de fermer les yeux et de nous accroupir le temps que le nuage passe. Tout le monde s’exécute sans rechigner.

Le guide nous fait remonter encore de quelques mètres, vu la météo le lever de soleil ne sera pas terrible du sommet du volcan, nous en profitons pour rester là, très bon spot pour les photos une fois que nous aurons un peu plus de lumière. Le soleil se lève même si nous ne le voyons pas. Mais avec un peu plus de luminosité le paysage change complètement. D’un seul coup, toutes ces roches que nous pensions blanches pendant la nuit deviennent jaune. Le lac est turquoise. C’est assez magique de voir le paysage avant après.IMG_20180314_054608

Ici nous retrouvons nos amis ! Nous en profitons pour faire une petite séance photo bien méritée sur laquelle on peut voir nos airs exténués, et que nous sommes trempés jusqu’aux os, mais bien souriants d’être là. Le guide de nos amis reste un peu avec nous et nous explique que la soufrière du volcan est en ce moment louée exclusivement à une entreprise chinoise. C’est à elle uniquement que revient tout le souffre du Kawa Ijen selon lui (information non vérifiée). Au bout de plusieurs minutes, je décide de remonter.

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Et c’est bien plus facile avec de la lumière, qui l’eut cru ? En remontant Jérémie papote avec un couple de français en pvt en Australie avec qui il sympathise rapidement. Une fois en haut, nous remettons les masques, le vent fait remonter le souffre jusque sur notre chemin. Je soupire. Ouf je l’ai fait. Je plains tous les porteurs qui font ça plusieurs fois par jour. La descente du volcan se fait plus facilement même si après ces deux jours de randonnée je sens vraiment bien mes fessiers. On retrouve nos 6 copains de l’auberge et d’un commun accord exprimons notre envie au chauffeur de rentrer directement mourir à l’auberge plutôt que d’aller voir la jolie cascade comme c’était prévu dans le programme.

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Kawa Ijen partie 1 : Le trajet

Avec nos nouveaux compagnons de voyage nous avions négocié un transport la veille avec un local qui avait l’air extrêmement louche. Toute seule, je ne me serais même pas retournée pour lui parler, mais forte de notre groupe de 6 avec Hardi qui négocie en Indonésien, je me laisse prendre au jeu de la négociation. On négocie un minibus pour 6 pour partir à 8h30. En effet, nous ne sommes pas au bout de nos peines et après le bus, il faut encore faire 4 heures de train. Il nous demande une caution, que nous refusons tous de donner. Il nous retrouve plus tard dans la journée (petit village oblige) et il nous redemande de l’argent faute de pouvoir mettre de l’essence dans le véhicule sans. Bien sûr. Finalement, deux de nos compagnons acceptent de lui donner et le deal est conclu.

Ce jour là à 8H nous sommes déjà sur le pied de guerre, prêts à ne pas voir arriver le type de la veille. Finalement, il se présente avec 15 minutes d’avance. Mais le temps que nous sortions avec nos sacs, il a disparu et un autre homme en moto arrive nous expliquant dans un anglais plus qu’approximatif que le bus à un problème. Of course. Voilà, nous n’allons pas pouvoir partir, on va louper le train et on va mourir là. Super.

Finalement, le temps passe et 30 minutes plus tard, notre transport arrive, un van bleu-vert pétant aménagé en minibus dans lequel nos jambes passent à peine. Nous chargeons les sacs nous nous installons tant bien que mal. C’est bien nous pouvons finalement partir. Et puis mourir sur la route c’est aussi bien, on sera mangé par des animaux et on reposera en paix dans la forêt tropicale. Le chauffeur ne parle pas très bien anglais, mais il a l’air de ‘bien’ conduire (où disons de conduire prudemment considérant les habitudes indonésiennes). Nous récupérons nos amis slovaco-indonésio-canadien et nous voilà tous partis pour la gare. Sur le trajet, nous nous retrouvons sous une grosse averse tropicale il pleut dans le van ce qui à ce moment n’étonne personne. Mais c’est surtout ce que nous observons par la fenêtre qui est impressionnant: en à peine 5 minutes de pluie, la rue devient une rivière, et les commerçant dans leurs petites échoppes au bord de la route ont déjà de l’eau jusqu’à mi-mollet, les enfants se baignent comme à la piscine. Étrangement, tout le monde continue sa petite vie comme si de rien n’était, comme si la pluie n’était qu’une petite bruine alors que de notre côté nous avons déjà bouché toutes les fissures du van afin de réduire à néant les quelques gouttes qui nous tombaient dessus. Hardi et Petra se sont assis à l’avant avec le chauffeur pour papoter avec lui. Nous comprenons que nous et lui nous sommes fait avoir par le type louche à moto (étonnant oui). L’argent versé pour l’essence est en fait directement allé dans sa poche, pour avoir fait l’entremetteur. Le chauffeur n’en verra jamais la couleur. Il nous explique que ce monsieur est un spécialiste du coup fourré dans ce coin là, et qu’il monte son petit business sur le dos des touristes mais aussi des chauffeurs. Ok trop tard de toute façon ! Nous sommes à la gare, à l’heure et en vie. Tant pis, je trouverai un autre cadre que le Bromo pour finir mes jours. Nous sommes tous dans le même train et dans le même wagon. Nous achetons quelques snacks pour les 4 heures de trajet prévues. Nous descendons un arrêt avant nos amis, nous prenons donc le temps de leur dire au revoir. Nous allons en perdre 2 définitivement, le couple d’allemand Eric et Rieke qui ne vont pas au Ijen mais directement sur Bali. Petra et Hardi, seront bien sur le volcan la même nuit que nous, nous les retrouverons sûrement au sommet. Le gérant de l’auberge vient nous chercher à la gare très gentiment. Arrivés là-bas, la chambre est correcte, de toute façon nous n’allons pas y passer beaucoup de temps. Il y’a des ‘vraies’ toilettes mais pas de chasse d’eau, et une douche avec de l’eau froide. Le soir on mange un petit paquet de nouille chinoise un peu avant 19h. En effet, nous allons grimper le Ijen de nuit afin de pouvoir descendre dans le cratère et observer les flammes bleues qui font la renommée du volcan (en partie), le départ est prévu à minuit et demi, le retour vers 9h du matin. Après manger, vers 7h30 nous tentons de prendre un peu de repos et essayer de dormir mais je n’y crois pas trop. Nous dormons peut être deux heures quand le réveille sonne à 23h30….

Bromo / Partie 3

Nous nous remettons en chemin. 

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Nous payons le droit d’entrée au parc, 220 000 idr par personne. Pour arriver jusqu’au IMG_20180312_101840volcan qui fume (on a de la chance) il faut traverser la caldeira du Tengger, recouverte de cendre. Alors que le matin nous ne la voyions pas depuis KingKong Hill, quand nous y arrivons la brume est partie et nous avons une vue dégagée jusqu’au volcan, même si on sent que des gros nuages approchent (saison des pluies oblige). Là aussi, il est possible de faire le chemin à cheval jusqu’au pied du volcan, ou en scooter. Mais notre joyeuse troupe de 6 personnes se plaît bien à se balader, prendre les volcans en photos sous tous les angles. Finalement nous arrivons assez vite au pied du Bromo. Des vendeurs de fleurs proposent des bouquets à jeter dans le cratère comme offrande pour porter bonheur. J’ai le malheur de demander le prix à un vendeur qui me suivra sur 50 mètres en baissant le prix un peu plus à chaque pas. Une fois en haut du volcan nous avons la tête dans les nuages. Heureusement, nous apercevons le cratère qui fume pendant quelques minutes avant d’être complètement dans le brouillard. En arrivant en haut, je retrouve la voyageuse allemande avec qui nous avions partagé le minibus pour venir. Elle me regarde avec un air dépité en me disant « ne regarde pas en bas, c’est horrible », je me dis qu’elle a peut être peur des volcans, de l’altitude ou alors elle est déçue que nous n’ayons pas une vue dégagée à cause de la météo. Mais en regardant dans le cratère je comprends son désarroi : la cratère est recouvert de déchets (bouteilles d’eau en plastique, mouchoirs, papiers, prospectus…), moi qui m’attendais à ne voir que les jolies offrandes de fleurs j’avoue que je suis un peu troublée. Qu’à cela ne tienne, on ne va pas se laisser gâcher notre expérience !

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Notre petit groupe se promène au sommet, sans en faire le tour complet cependant il n’y a pas de barrières, le chemin est assez escarpé et avec l’humidité ambiante ça glisse pas mal. Après avoir bien profité du spectacle tout le monde commence à redescendre. Je les rejoins quelques minutes plus tard, voulant profiter encore du volcan que je ne verrais peut être qu’une fois dans ma vie. Un peu plus bas, toujours dans le parc national, un temple Hindou trône en face du Bromo. Nous y rendons en discutant volcan sur le trajet, Jérémie se prend au jeu et fait une petite visite découverte spéciale volcanisme pour le groupe. Nous ne pouvons rentrer que dans la première cour intérieure, les autres parties du temple étant réservées aux fidèles. Et c’est comme ça en Indonésie dans les temples Hindou, tout n’est pas ouvert au public et ce n’est peut être pas plus mal. Il est 11h30 et nous repartons vers la sortie tout doucement, en profitant du joli paysage qui nous entoure. Nous n’avons pas trouvé d’autres touristes occidentaux sur le chemin, ou même au sommet du volcan, à part notre petite Allemande. La majorité des gens prennent un tour organisé pour venir, ce qui veut dire qu’ils montent en Jeep au point de vue pour le lever du soleil, repartent visiter le Bromo dès que le soleil est levé (entre 5h et 8h grosso modo) : tant mieux pour nous !

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La dernière montée jusqu’au village est vraiment éprouvante. Il est à peine plus de midi et pourtant cela fait déjà une dizaine d’heure que nous sommes levés et partis randonner à l’assaut des volcans.

Nous nous posons dans le premier warung que nous croisons : erreur fatale ce sera le pire « restau » du voyage. La moitié de la carte est indisponible, et malgré notre ami indonésio-Canadien Hardi qui commande dans sa langue natale, la commande n’est pas correcte. Ni bonne d’ailleurs, mais nous sommes épuisés et affamés et nous mangeons sans rechigner (ou presque on est français quand même). A la fin de ce repas décevant, nos nouveaux amis achètent quelques fruits qu’ils partagent avec nous dans le salon de notre auberge, puis vers 14-15h tout le monde tombe de sommeil.

Le soir nous mangeons tous les deux avant de retomber de sommeil. Nous partons demain pour le kawa Ijen et nous ne sommes pas encore au bout de nos aventures.

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Ce que j’ai aimé :

– faire le bromo seuls à notre rythme, prendre son temps

– le fait qu’on ait trouvé très peu de touristes, un peu au point de vue le matin mais très correct pour voir que ce site est un des plus visités du pays (30 personnes), et quasi aucun lors de l’ascension du volcan !

– L’aventure dans la forêt de nuit

Ce que je n’ai pas aimé !

C’est facile ! Les déchets partout dans le parc national ! (et un peu les locaux qui abusent des touristes car ils savent bien qu’on est au milieu de nulle part et qu’on aura pas le choix de toute façon).

Sur internet nous avons lu diverses possibilités afin de ne pas payer les droits d’entrée au parc national du Bromo, en passant par un petit chemin vers les champs de poireaux que nous avions longés la nuit même pour aller au point de vue. Nous avons choisi de ne pas le faire, en se disant que payer l’entrée pour un parc national, même si c’était assez cher par rapport au coût de la vie sur place et dans notre budget, ça valait le coup pour la conservation et la pérennité du site. Nous sommes donc passés par l’entrée normale et nous avons payé. Finalement, après coup, j’ai un peu regretté. Le parc national n’est pas entretenu, il y’a des déchets absolument partout sur la route pour aller jusqu’au Bromo et même dans le cratère ! Il n’y a aucune poubelle, un chemin à peine balisé pour s’y rendre. Vers la fin de la montée du volcan, les locaux vendent des fleurs pour jeter dans le cratère, nous les avons surpris à passer les barrières, descendre les flans du cratère pour récupérer les bouquets et autres offrandes jetées non loin pour les remettre en vente… la grosse déception.

Bromo / Partie 2

Lundi 12 mars.

Il est 2H30 du matin, le réveil sonne. Pourquoi on fait ça déjà ? On se prépare doucement, mais on s’habille assez chaudement. A priori il ne fait pas bien chaud là haut. Le programme de la journée est de grimper de nuit sur la montagne en face des volcans Bromo, Semeru et Batok pour regarder le lever de soleil depuis ce joli point de vue. Plus tard, quand il fera bien jour, nous irons monter le Bromo.

Il est 3h, nous partons de l’auberge équipés de notre lampe frontale, nos sacs à dos avec quelques provisions et de l’eau, nos chaussures de randonnée et nos manteaux. C’est bien la 1ère fois que nous les sortons des sacs en Indonésie. Nous engloutissons une banane et en avant guingamp. Pour l’instant il y’a de la brume. Et j’avoue que ça fait assez drôle de partir marcher de nuit, dans un endroit que nous ne connaissons pas, et tout seul. Nous avons bien révisé le chemin sur internet la veille sur différents blogs voyages très bien expliqués. Nous longeons donc les champs de poireaux tandis que nous commençons à prendre de l’altitude. Ça y est, ça fait 30 minutes qu’on marche, il ne fait plus froid et me voilà en t-shirt à 3h30 du matin. Il fait très humide, à tel point que je ne sais plus si je suis trempée de transpiration ou juste à cause de l’humidité ambiante. De nuit, l’ambiance est presque malfaisante. Le moindre bruit dans les branchages nous fait sursauter, et chaque chien que l’on croise va nous sauter dessus, nous mordre, nous donner la rage et nous ne réussirons jamais à partir d’Indonésie.

La montée est bien raide, du coup je me demande encore ce que je fais là. Après tout les volcans seront toujours au même endroit une fois le soleil levé, après mes 8 heures de sommeil. Et puis, je regarde le ciel. Ça y est nous sommes sortis de la brume et nous marchons sous couvert de milliers d’étoiles et de planètes. Au milieu de nul part, les seules lumières sont celles de nos lampes que nous éteignons quelques instants le temps de profiter de ce joli spectacle. A Hong-Kong, entre tous les buildings et la pollution nous avions perdu l’habitude de regarder au dessus de nos têtes. Ça va, je commence à comprendre ce que je fais là. Nous prenons un peu de hauteur, retrouvons d’autres marcheurs, et des petits buibui installés le long de la route. Finalement, nous ne sommes pas les seuls à avoir choisis de faire sans tour organisé. Pour le reste de la route, des locaux proposent de finir le chemin à cheval, mais on est bien parti sur nos gambettes. Nous arrivons à un premier point de vue, où quelques personnes sont arrivées avant nous. Toujours sur notre lancée, on décide de monter un peu plus haut, jusqu’à la KingKong hill. Et ça devient un peu de l’escalade. Derrière le point de vue, il est censé y avoir un sentier qui monte encore: on tente le seul qui nous paraît abordable, mais même pour celui là nous sommes obligés de nous servir de nos deux bras et nos deux jambes pour grimper. Nous sommes passés depuis un moment déjà au dessus de la brume mais il fait quand même très humide et le chemin glisse. Finalement après encore 30 minutes de marche dans la forêt à faire bien attention où nous mettons les pieds nous arrivons à King Kong hill. Il y’a déjà plus de monde à cet endroit là, au moins une trentaine de personnes et il n’est que 4H30. Le point de vue est très beau bien en face du volcan, avec le levé de soleil juste sur notre gauche mais j’ai l’impression que nous avons été un peu trop gourmands : lors de notre montée, nous avions pleins de petits points de vue sympas où nous étions tout seuls, mais nous voilà en haut bien entourés de touristes et avec des indonésiens qui tiennent un petit stand de café. Nous avons choisis de venir en marchant mais ce point de vue est accessible par une autre route, et les visiteurs se font amener là en jeep. Peu importe, nous trouvons une petite place en face du volcan, assise qui plus est : le luxe ! Le soleil ne se lève que dans une heure, et après notre marche nous nous refroidissons vite. Nous avons heureusement amenés des pulls et manteaux au cas où mais quand même, on se caille. Le soleil se lève, il y’a quelques nuages dans la plaine au pied des volcans et on a juste l’impression que ces derniers dépassent de cette mer blanche: c’est magnifique. Dès le soleil arrivé, tous les touristes repartent. Etre avec un guide, c’est aussi ça avoir la tranquillité d’esprit de ne pas s’occuper de l’organisation mais on ne peut pas toujours prendre son temps comme on le souhaiterait. Enfin, peut-être qu’ils ne le souhaitent pas ? Bref, nous sommes les seuls au point de vue et les indonésiens autour de nous commencent à s’agglutiner pour nous redescendre en bas de la montagne en scooter. Nous refusons poliment une fois, deux fois, trois fois et allez on repart à pied par notre petit chemin, au pire on s’arrêtera aux autres points de vue où il n’y avait personne. On arrive au premier point de vue, avec des singes dans les arbres au dessus de nos têtes. J’adore ! Pas… mais ils en ont plus après le stand de nourriture et de café d’une dame en contrebas qu’après nous. Tant mieux. Elle même n’a pas l’air très impressionnée et les chasses sans trop de mal. Le chemin paraît beaucoup plus abordable de jour ! Même si je me rends compte que c’était plus facile de nuit sans voir les singes qui étaient sûrement déjà au dessus de nous, que de les savoir là maintenant. Sur la route, nous croisons nos voisins de chambres, le couple d’allemands de l’auberge. Ils se sont faits des copains, une slovaque et un indonésien couple eux aussi. Naturellement nous engageons la conversation, prévoyons même de repartir dans le même transport le lendemain pour partager les frais. Nous passerons toute la journée avec eux ! Ils sont super sympas, et ils ont un peu la même idée du voyage que nous. Il faut dire que quand on se rencontre à Java, sans guide à 7h du matin APRES avoir finis la randonnée et vu le levée de soleil sur les volcans il y’a quand même plus de chance que ce soient des gens avec qui nous ayons des points communs que l’individu lambda croisé à Clermont-Ferrand. On repart tous en direction de notre auberge. Celle de Petra et Hardy (le couple slovaco-indonésio-canadien) est bien trop loin pour qu’ils puissent y faire l’aller retour, on les invite donc avec plaisir dans notre salon commun. On se pose un peu, prend un petit déjeuner et nous repartons au bout d’une petite demi heure pour l’ascension du volcan. Il n’est que 8h30 mais j’ai l’impression qu’il est 17h et que la journée est bientôt fini…

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Le bromo / Partie 1 l’arrivée !

Le Bromo sans guide, ça se fait !

 

Nous quittons Yogyakarta le dimanche 11 mars, pour se rendre dans le village le plus proche du volcan emblématique « Bromo ». Le but est de passer la journée dans les transports, rejoindre notre auberge le soir à Céromo Lawang, prendre quelques heures de repos avant de grimper de nuit la montagne en face du Bromo pour assister au lever de soleil sur le volcan depuis les très jolis points de vue qu’offre la zone. Le tout, sans guide.

On le sait partout, tout le monde propose des tours organisés pour aller au Bromo, prendre une jeep de nuit pour aller au point de vue, regarder le lever du soleil, reprendre la jeep jusqu’au pied du volcan hop hop monter, descendre et repartir pour se faire déposer dans la ville suivante ou pour continuer et refaire la même chose sur le Kawa Ijen à quelques heures de route de là. Mais nous souhaitons prendre notre temps, sans avoir à regarder notre montre pour savoir si on est à l’heure pour la suite du programme.

 

Par contre, pour nous rendre sur place, nous sommes passés par une agence qui s’est occupée du transport. Nous avons lu tellement de mauvaises choses sur les transports pour arriver jusque là-bas par ses propres moyens que nous avons finalement préférés choisir une agence de Yogyakarta pour gérer le transport, et dont le propriétaire de l’auberge nous vanté la fiabilité. On vient donc nous récupérer à 6h du matin à notre auberge, pour nous amener à la gare. Le train est à 7h. C’est à ce moment que j’ai choisis de ne pas trouver ma carte bleue pourtant bien rangée à sa place dans sa pochette. En arrivant à la gare, je défais donc tout mon sac pour la chercher, sans succès. Il faut savoir qu’il m’arrive de cacher une partie de mes sous dans mes culottes afin de dissuader l’ennemi, je sors donc mes culottes en panique devant tout le monde à la gare. Finalement, on monte dans le train et je la retrouve bien sagement à sa place habituelle.

Le trajet en train va durer 9h, en classe économique. Nous avons des prises pour charger les appareils électroniques mais j’avoue que ce n’est pas très confortable. Au bout d’une heure je ne sens plus mes fesses. Ça va être long. Nous sommes sur des banquettes de 2 ou 3 qui se font face. Ce que nous retiendrons du trajet ? Le monsieur juste derrière nous qui rote non stop pendant au moins 3H. Comment est ce possible ? Autre chose amusante, tout le monde sait que les toilettes dans les trains et les avions ne sont pas très stables alors allez essayer les toilettes à la turques dans un train en mouvement en Indonésie, c’est assez rigolo (et non je ne m’en suis même pas foutu partout). Le train arrive à l’heure, vers 16h à la gare de Probolinggo qui est célèbre pour ses arnaques aux touristes. Notre transport nous attend avec une petite pancarte à nos noms. Deux autres jeunes filles se joignent à nous pour partager le minibus. On comprend qu’elles se sont faites alpaguer et recruter dès leur descente du train. On monte dans le van/minibus et nous voilà parti. Deux heures plus tard nous arrivons dans la brume à notre auberge à Ceromo Lawang. Les filles (une allemande et une chinoise) ont une autre auberge, un peu plus loin. La notre à l’air plutôt pas mal. Nous savons que nous sommes au milieu de nul part, sur l’île de java, en Indonésie bien loin de chez nous alors nous n’avons pas trop d’attentes. Mais il y’a de l’eau chaude, une bonne couverture pour la nuit et un peu de wifi du coup tout va bien. En arrivant, nous croisons nos voisins de chambre un petit couple d’allemand qui à l’air très gentil. Notre hébergement est une sorte de maisonnette / grand bungalow avec 2 chambres l’une à coté de l’autre, un salon avec des fauteuils et une télé, et une salle de bain (toilettes à la turques, pas de chasse d’eau, mais une douche chaude, le luxe!!!). Nous partons manger sans trop nous attarder dans la chambre, espérant trouver quelque chose d’ouvert pour manger, et nous coucher tôt. Nous trouvons un petit warung qui nous semble très correcte. En fait on dirait plus une boutique mais avec quelques places sur la table pour s’asseoir. Nous prenons le traditionnel Nasi Goreng (riz frit aux légumes) que nous commençons à bien connaître. Nous mangeons un repas plutôt bon, très correcte même pour seulement 15 000 idr par personne. 1 euro. Il n’y a pas à ce plaindre. On en profite aussi pour acheter à la dame quelques bananes pour notre randonnée nocturne. En sortant, on repère le début du chemin pour le lendemain, et on va se coucher.

Lantau Island.

SIMG_20180208_161633portacker : 1h45 presque 5km.

L’ile de Lantau est la plus grande île de Hong-Kong. On y trouve l’aéroport principal, Disneyland, un grand bouddha , un monastère et un petit village de pêcheurs. Entre autres.

Le 8 février nous nous décidons d’aller faire un petit coucou à ce grand bouddha que tout le monde nous recommande. La plupart des visiteurs viennent ici en téléphérique pour admirer la jolie vue au dessus des montagnes. Mais, il fait beau et on choisit d’y aller a pied. La randonnée doit durer à peu près deux heures, et ça monte tout du long. En arrivant sur l’île nous prenons un bus. Celui que conseillait notre manuel ne passait en fait que toutes les deux heures et pas de chance nous l’avons loupé. Peu importe nous en trouvons un autre qui ‘semble’ nous déposer pas trop loin du chemin. En suivant sur le gps, nous trouvons le bon endroit ou descendre. Sauf que la, Il n’y a rien. Un croisement mais aucun panneau. A Hong Kong, le gps fonctionne de manière assez aléatoire, (au milieu des buildings il ne nous trouve pas et perdu dans la nature non plus) et s’il nous donne une idée de l’endroit ou on se trouve ce n’est pas très précis. On s’engage sur la route qui nous semble la plus judicieuse. On marche pendant plusieurs minutes, on arrive dans un petit village perdu, a tel point qu’on a ‘l’impression de nouveau se trouver au milieu de nulle part en Thaïlande : aucun immeuble, peu de véhicules, des petites échoppes et une jeune fille qui vend de la limonade sur le bord de la route. Bon la petite fille a un fort accent australien et elle est blonde comme les blés mais à part ça c’est typique. Finalement, en avançant on tombe sur un petit vieux à qui nous demandons notre chemin. Il nous indique bien gentiment la voie et nous voilà rassuré. Sur la route, nous croisons quelques locaux, en contresens (c’est facile la descente hein?!) mais vraiment peu de monde, et aucun occidental.

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Le chemin n’est pas trop complexe à suivre, la seule difficulté est que ça monte non stop jusqu’au bout. Heureusement, nous sommes dans un endroit très joli et on fait beaucoup d’arrêts pour prendre des photos. C’est essentiellement pour avoir des souvenirs et pas du tout pour ne pas montrer à son chéri qu’on en peut plus, qu’on arrive plus à respirer et qu’on est écarlate. IMG_20180208_153800Non Non. Nous longeons des rivières dans la montagne, nous trouvons sur notre route pleins de monastères et petits temples à moitié ensevelis sous la végétation verdoyante, ce qui leur donne encore plus de charme. Se promener perdu dans la forêt, entendre des chants bouddhiques à proximité sans savoir d’où ils viennent, puis découvrir quelques minutes plus tard, au détour du chemin l’entrée d’un monastère nous fait nous sentir comme si nous étions les seuls étrangers à avoir jamais posé le pied dans cet endroit. Et ça, ça vaut le teint « framboise » que j’arbore pendant toute la promenade. A la toute fin, le chemin redevient plat, et on trouve un ‘camp site’ sur le bord de la route, dans un endroit un peu aménagé au milieu des arbres, ça donne envie de passer la nuit ici. Dommage que nous n’ayons pas de matériel. A partir de ce point là, on croise un peu plus de monde, on sent qu’on se rapproche du but, même si on ne voit pas encore le Bouddha.

Nous traversons ensuite un village abandonné, qui donne une impression relativement post apocalyptique : il reste des chaise, des tables des voitures abandonnées. Les panneaux indiquent des restaurants et cafés mais les portes sont par terre, les vitres sont cassées et les arbres ont commencé à pousser dans les maisons. On adore !

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Juste après le petit village, le chemin devient une route, on tourne la tête et il est là, posée au sommet de la montagne le Grand Bouddha de TianTian. On approche, ça y est on retrouve les autres touristes. Heureusement nous sommes en semaine, un jeudi pour être exact et la fréquentation du lieu reste raisonnable. On fait le tour de la place, on monte au sommet jusqu’au Bouddha la vue est a couper le souffle, sur la mer au loin d’un côté et de l’autre sur le monastère et les montages à perte de vue. En redescendant, on visite le monastère juste à temps avant la fermeture. Il commence à être assez tard (17h en fait, mais nous sommes quand même à 2Heures de bus/metro de Hong-Kong Island) donc tout le monde repart. Il y’a des vaches en liberté qui se promène sur la place et entre les boutiques souvenirs. Expérience saugrenue mais bien plus charmante que celle des cochons sauvages.

Nous profitons du moment, puis nous traversons le village à touristes juste à côté du téléphérique, pour retourner au bus. La vue en téléphérique doit être magnifique surtout au coucher du soleil, mais niveau budget ce n’est pas trop ça !

Randonnée : Dragon’s Back

Dragon’s back

Sportracker: 3H20. 12Km

4 Février 2018

Ce dimanche la météo se fait un peu plus clémente alors nous nous décidons pour une petite randonnée celle du ‘dragon’s back’. Elle se situe au sud-est de l’île principale de Hong-Kong. En partant de chez nous, il nous faut déjà bien 45min-1H pour y aller, en tram puis en bus. En arrivant il y a déjà pas mal de gens, mais la randonnée commence avec beaucoup de marches alors le tri se fait assez rapidement entre ceux qui veulent prendre leur temps, ceux qui prennent des selfies devant chaque arbre et ceux qui le font en courant ( o_o ). La météo se veut ‘ensoleillée’ mais nous ne voyons pas le soleil de la journée ; on sent bien qu’il est pas très loin derrière les nuages mais non, pas vu. En regardant le site du gouvernement, on se rend compte que c’est surtout une journée assez polluée et c’est ça qui ajoute une touche de gris à la ville.

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Plus en hauteur la vue est très jolie, en bas nous voyons des petites criques qui rappellent même le sud de la France à Jérémie, nous avons aussi une jolie vue dégagée sur le golf qui est juste au bord de mer. Bon. Les points de vues, nous nous y arrêtons quelques instants mais pas trop quand même car tous les touristes s’y agglutinent avec des perches à selfie ou encore des drones (quel boucan d’ailleurs!!). Certains passages sont étroits alors on se retrouve à la queue leu leu pendant presque 15 minutes avec une bonne vingtaine de personnes et j’avoue avoir l’impression de me retrouver dans le métro. Heureusement, dès que nous avons un peu plus de place on les double rapidement. On suit aussi des petits français pendant un moment, qui essaient de communiquer en anglais avec leur amie hong kongaise et ça donne ça :

girl : « did you guys meet in high school ? »

gars n°1 « ice cool ?  ça veut dire quoi ? »

gars n°2 « elle demande si on s’est recontré en faisant des études »

gars n°1 à la fille « haha no : no school, no time »

Effectivement. No school. On s’est rendu compte.

On décide de prolonger un peu la randonnée en allant jusqu’à la plage en contrebas, qui est assez jolie et doit être très chouette en été. Même en ce dimanche il ya plusieurs surfeurs dans l’eau.

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Alors que nous pensons avoir fini la rando ici, et qu’il ne nous reste que quelques mètres à faire pour trouver le bus du retour, nous nous rendons compte qu’il nous reste en fait un bon morceau de chemin et on reprend pour à peu près 40 min d’escaliers pour passer de l’autre côté de la montagne. En arrivant à la route nous nous trouvons victorieux mais finalement ne voyant aucun bus à l’horizon, tant qu’à faire on va redescendre en ville et jusqu’au métro à pied. On n’est plus à ça près.

Alors que nous marchons le long de la route (pas le chemin dans la forêt hein, la route), nous voyons un panneau « attention aux singes et aux cochons sauvages – ne pas nourrir ». Ouf, soupir de soulagement, nous n’avons rien croisé de tout ça.

Sauf que si. 3 minutes plus tard le long de la route un cochon sauvage cherchait tranquillement sa nourriture ‘allez on le regarde pas, on passe tranquillement, si on le regarde pas il ne nous verra sûrement pas’.

100 mètres plus loin, un deuxième assez imposant, traverse la route l’air de rien.

Bon finalement il ne nous est rien arrivé avec ses cochons sauvages mais j’avoue que sur le moment on ne faisait pas les malins!

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