Les objets étranges

En se promenant à Tokyo, il arrive de tomber de manière parfaitement inopinée sur des objets inédits et singuliers. Non, non, rechercher des objets plus bizarres les uns que les autres n’a pas été le but unique de plusieurs après-midi pluvieux dans la capitale japonaise. Et oui, cela vient essentiellement de mon cher Donki.

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Aujourd’hui je rentre en France …

(Démonstration par la théorie du jambon-beurre.)

 

Voilà la phrase qui s’impose dans ma tête dès que j’ai un petit coup de blues ou que quelque chose inattendue et déplaisant pointe le bout de son nez. (Non non aujourd’hui on ne rentre pas en France pour de vrai hein).

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Le travail à Tokyo

Nous n’avions pas prévu de rester sur Tokyo plus d’un mois mais nous avons beaucoup aimé la ville, nous étions bien dans notre auberge (avant) et on a eu un plan pour des cours de japonais pendant quelques mois. Tout ça nous a donné envie de rester. Et qui dit vivre dans une grande capitale dit boulot. Ou loto. Ou être Crésus mais pour nous ça a été boulot. Alors nous avons postulé et dès notre 2ème semaine nous avions quelques entretiens. Lire la suite « Le travail à Tokyo »

Les toilettes japonaises

Ah les toilettes! Quand nous pensons au Japon, nous nous imaginons les samurais et leur code d’honneur, les jardins zens et parfois aussi le bijou de technologie que représente les toilettes au pays du soleil levant.

Dans mon article précédent, j’expliquais que mon petit plaisir coupable était d’aller au DonQuijote, j’aurais pu dire la même chose pour les toilettes. Bien sûr il y’a différents modèles qui font plus ou moins honneur à la culture nippone, mais même les moins technologiques que j’ai pu trouver ont au moins le siège chauffant (bon ok pas dans le métro j’avoue mais quasiment tout le temps). Et nous pouvons même régler la température du siège avec une petite molette. Quel plaisir pour quelqu’un qui est obligé de sortir de son lit tout chaud toutes les nuits pour aller faire un petit pipi de 3h du matin de se retrouver assise, les fesses au chaud.

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Mais on trouve mieux encore que le siège chauffant !

Voilà, ici nous avons un exemple classique de toilettes, celle du cinéma Toho situé dans le quartier de Ueno et déjà, nous avons quelques options..

Vous voyez à gauche (sur la photo), nous avons une sorte de petite télécommande. Et dessus pleins de boutons écrits en japonais pour différentes options à tester. Je dois dire que la majeure partie du temps, c’est écrit uniquement en japonais, avec quelques images plus ou moins explicites : la seule solution reste donc de tester tous les boutons les uns après les autres. Heureusement, celui du cinéma a des sous titres…!

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Dans les toilettes des dames déjà, dès que nous nous asseyons sur le sièges un petit bruit de cascade, ou d’eau qui coule se met en route. Parfait ! Cela va nous éviter les efforts que nous faisons parfois pour ne pas nous entendre faire pipi. Le bruit reste généralement quelques dizaines de secondes et s’arrête. Regardons de plus près l’image : sur la droite une petite note de musique et écrit « privacy ». Si le bruit s’arrête trop tôt (ou ne démarre pas) nous pouvons le déclencher nous même et même choisir le niveau de volume du son. A droite encore, un petit bouton « déodorizer », comme ça ceux qui passent après vous auront une gentille odeur de fleur…

Maintenant observons les boutons à gauche : « rear » et « front » et en dessous « pressure ». Voilà le petit jet qui va nous nettoyer les fesses et/ou la nénette. Le deuxième « front » est spécialement pour les filles, car il est orienté différemment pour arriver sur la nénette. On me dit dans l’oreille que les hommes ont aussi ce bouton dans leur toilette mais qu’il n’est ni approprié ni agréable à utiliser pour eux. Ici nous pouvons choisir la pression du jet seulement. Dans certains endroits, nous pouvons aussi choisir la chaleur du jet. Enfin nous avons le bouton »stop » parce que toutes les bonnes choses ont une fin.

IMG_20180502_094612Dans notre auberge, nous avons un bouton de plus sur la petite télécommande : pour ne pas avoir à se servir de papier toilette comme la plèbe, nous pouvons avoir un petit ventilateur pour nous sécher. Là aussi, on peut choisir la chaleur de ce petit souffle. Vous l’aurez compris, c’est comme le sèche-main mais à un endroit différent.

D’après mon expérience les toilettes des dames dans les cafés ou dans les grands magasins sont assez recherchés et me donnent l’impression que l’on est au petit soin avec moi. IMG_20180428_151621Dans le grand centre commercial 109 à Shibuya très populaire, aller au petit coin me donne vraiment l’impression d’être une princesse. Au milieu de la salle, des robinets pour se laver les mains, et une partie avec des miroirs et des petites tables individuelles le long des murs pour pouvoir se maquiller, se repoudrer le nez et se recoiffer. Les toilettes disposent ensuite tous de l’attirail détaillé précédemment. Le petit bruit de cascade, car on n’entend pas une princesse faire pipi, le siège chauffant car la princesse ne doit pas prendre froid (aux cuisses), et le petit jet car une princesse est toujours bien propre.

Dans le café ou je travaille, les toilettes sont aussi particulièrement agrémentés, outre les fonctions classiques, des cures-dents mentholés, des cotons-tiges et même des serviettes hygiéniques sont à la disposition des clients. Il y’a pas à dire, il y’a tout ce qu’il faut pour bien réussir son rendez-vous galant.

Le seul bémol des toilettes japonaises et ça c’est un peu partout malheureusement, c’est le papier toilette. Il est toujours extrêmement mince, et très cassant à tel point que nous sommes obliger d’en vider la moitié pour qu’il soit utilisable. Mais je me demande s’il est vraiment utilisé en fait ? En Asie du sud-est, il n’y a souvent que la petite douchette et le papier est inexistant (bon il fait 30 degrés en permanence et ça sèche vite). Peut-être que le papier toilette est en train de tomber en désuétude. Bien qu’il soit médiocre le papier toilette est toujours joliment disposé et le bout de la feuille est plié pour faire un petit triangle. C’est drôle de voir les priorités quand même : dans notre auberge à Nippori, les garçons (et les filles d’ailleurs ce sont des toilettes mixes) ont un bouton sur la télécommande pour baisser et relever la lunette des toilettes. Mais à côté de ça, on ne voudrait pas perdre trop de sous dans du papier toilette normal…

la preuve en vidéo

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Voilà, il ne nous reste plus qu’à tirer la chasse et partir. Pour cela 4 options ! Le petit levier traditionnel situé derrière la cuvette est encore pas mal utilisé. Autre moyen : le bouton sur le mur (photo ci contre) ou sur la tablette. Ici nous avons même un bouton jaune « emercency » pour qu’on vienne nous sauver en cas de problème. Je dois avouer que je n’ai pas essayé celui là.

3ème moyen : un bouton sur le mur mais vu que ce n’est pas très hygiénique que tout le monde touche le même bouton après avoir fait sa petite affaire dans les toilettes les boutons sont « touchless » pas la peine de les toucher : il faut juste cacher la lumière/le détecteur avec sa main et hop c’est partie. Dernière option : la chasse d’eau qui se tire toute seule, parfois quand on se lève du siège (surement quand il n’y a plus de pression sur le siège ?) ou alors au bout d’un certain temps ? J’avoue qu’une fois, prenant trop de temps à me décider sur quel bouton appuyer le toilette a du décider que j’étais déjà partie (ou qu’il était temps que je parte) puisqu’il a déclenché la chasse d’eau tout seul comme un grand.

Nous pouvons aussi noter qu’il y’a des toilettes un peu partout à Tokyo, il est rare de se retrouver coincé pendant un grand moment avec une envie pressante sans trouver de solution: dans le métro, dans la rue, dans les centres commerciaux, les tours de jeux vidéo… Ils sont toujours gratuits, même s’ils ne sont pas impeccables partout ils sont quand même propres.

Les toilettes : une expérience typique pour tous touristes !

Don Quijote

J’ai une passion singulière au Japon. Outre les musées, la nourriture et les parcs mon petit plaisir à moi c’est d’aller au Don Quijote.

Le Don Quijote est une chaîne de magasin, que nous trouvons à plusieurs endroits dans Tokyo (47 à priori dans Tokyo et sa banlieue) ! Le premier a ouvert à Tokyo en 1989. Une très bonne année si vous voulez mon avis. La mascotte est un petit oiseau habillé et stylisé différemment selon chaque magasin.

Pourquoi je suis fan du Donki ?

Déjà c’est un magasin sans taxe donc un peu moins cher que les autres. Il est aussi ouvert 24h/24 et 7/7j. Si je sors à 22h du travail et qu’il est sur ma route, aucun problème.

Au Japon chaque magasin a son propre thème musical qui passe sans interruption qu’il soit 8h30 ou 23h43. Et il faut avoir que celui du Donki est assez remarquable. De quoi nous rendre dingo mais dans le bon sens du terme (je crois).

 

Chaque Donki est différent. Il ne faut pas y aller avec une liste précise de courses car ce que nous trouvons dans l’un ne sera pas forcément dans l’autre. De même, le nombre d’étages n’est jamais le même et ils se sont pas organisés pareil. Il est donc impossible de prendre ses marques dans le magasin.

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Celui d’Asakusa dispose de 5 étages, et de restaurants situés encore plus haut. Nous y trouvons de quoi faire nos courses au premier et au deuxième étage (ah oui, ici le rez de chaussé c’est le 1er), que ce soit des produits frais, des produits pour salle de bain, et une ribambelle de nouilles qui nous paraissent être toutes les mêmes mais qui pour les connaisseurs doivent être très différentes les unes des autres, un grand rayon de bière et d’alcool, et même parfois un peu de fromage (nous avons essayé et je n’ai pas envie d’en parler…). Une absence tout de même assez remarquée, par les demoiselles, de tampons de beaucoup de magasin japonais : une seule marque, des boites minuscules ou alors une quantité pour 6 mois, et surtout au passage en caisse pour ne pas embarrasser nos concitoyens avec la vision de produit ‘intime’ nous avons droit à des petits sacs opaques, dont on ne saurait voir le contenu. L’honneur est sauf.

 

 

Ensuite on trouve pèle mêle des valises, des appareils et connectiques électriques, des lentilles pour faire des yeux de mangas, ou de toutes les couleurs que l’on veut, des déguisements, des bijoux très chers, des snacks au saveur du japon : kit-kat au thé vert ou à la fleur de cerisier, fruits en gelée, pancake au haricot rouge, onigiri…

Une chose qui n’est pas spécifique au Donki, mais que beaucoup de magasins font ici c’est la vente pour les produits de la salle de bain de grands flacons de gel douche / shampoing et après de recharges. On n’achète qu’une seule fois notre bouteille et puis juste du produit dans un plastique (recyclable?) et nous pouvons re remplir notre bouteille.

J’avoue que je vais au donki à moitié pour visiter et à moitié parce que j’ai besoin d’y acheter des choses. Quand je suis dans ce magasin une partie de moi pense  » Mon dieu c’est pratique je peux trouver tout ce que je veux c’est tellement chouette » et l’autre « Oh mon dieu mais ils sont complètement fous c’est tellement chouette ».

Le dernier visité en date est celui de Akihabara, le quartier geek. Dorayaki (crêpe japonaise aux haricots rouges)Nous y allions en recherche d’un petit pancake au haricot rouge, notre gouter typique au japon (non ce n’est pas léger, et oui il était 22h15 et alors?), 50 yens ou 40 centimes d’euros. Après une fouille minutieuse de l’étage dédié à la nourriture, nous nous avouons vaincu, il n’y en a pas ici. C’est peut être mon côté archéologue dans l’âme qui me fait aimer le Donki, vu que finalement ce que je préfère, c’est fouiner. Ne pas savoir ce que je vais trouver mais me dire qu’il y’a potentiellement un trésor (ou un truc japonais que je vais trouver vraiment dégoûtant) à découvrir. Qu’à cela ne tienne, tant pis pour le gâteau, il nous reste la visite du magasin pour nous amuser. Et j’avoue que ce magasin là était assez rigolo !

Dès le deuxième étage, nous dénichons un objet posé au milieu des articles beauté, entre les pinces à cheveux, les élastiques et le maquillage. Evidemment nous ne comprenons pas ce qui est écrit mais l’image est assez parlante : il s’agit d’un petit objet en plastique à s’insérer dans le nez pour se l’agrandir, à croire que le nez des japonaises s’il eut été plus long toute la face de la terre aurait changé ? Voilà une bonne manière de se donner un petit côté Cléopâtre.

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Allez, nous sommes bien partis, reprenons donc l’escalator pour changer de niveau. Arrivés au dessus, c’est le coin des vêtements, des déguisements, et des cosplays. De la mode japonaise qui nous est étrangère : la fascination des japonaises pour les chaussettes a froufrous, dans les talons aiguilles et les sandales par exemple, ou encore la popularité des jeans baggy/boyfriend qui ne mettent pas spécialement en valeur leur corps tout menus. Bref, nous nous promenons dans les allées, jusqu’à ce que je reconnaisse par dessus la musique traditionnelle du Donki, la mélodie d’un animé que je regardais quand j’étais petite (Magical Dorémi, un dessin animé de sorcière pour les enfants). Attirée par la musique au fond du magasin je me retrouve dans un espace dédié au sexe et à la pornographie en général sans comprendre ce qui m’arrive : nous voilà au milieu d’une multitude d’accessoires, de dvd, de vêtements (avec lesquels nous ne sommes pas plus couverts qu’avant, entendons nous bien), des choses qui vibrent, qui font de la lumière… Il y en pour tous les goûts (sans jeux de mots) que vous soyez plutôt joli petit kiki, à paillette qui s’illumine en rose où à l’inverse objet d’une taille imposante qui porte le nom de « DESTRUCTOR » ou « desutructoru » en prononçant à la japonaise, vous trouverez votre bonheur. Et sur les emballages, ce sont à moitié des actrices et à moitié des personnages de manga qui mettent en valeur le produit. Pour les personnages dessinés, elles ne nous paraissent pas toujours être des adultes (du tout) mais ici ce n’est pas comme ça que ça marche. En gros, ça ne compte pas vu que c’est juste un personnage et pas une vraie personne.

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Alors oui, on commence à comprendre, ici la masturbation est un sport national et il arrive de rentrer dans dès librairies érotiques de 7 étages en toute innocence pensant être dans une libraire tout ce qu’il y’a de plus traditionnelle (cf, Emma, septembre 2016 qui, voyageant toute seule, utilisait fréquemment la technique de « ces deux jeunes filles qui doivent avoir mon âge rentrent dans ce magasin d’un pas décidé, je vais les suivre voir ce qu’il y a ».Oups). Mais quand même, nous sommes dans un grand magasin, avec des enfants partout mais surtout, qu’est ce que cette musique fait là spécifiquement ? Ce qu’il y a de sur c’est que je ne pourrais plus jamais regarder ce dessin animé sans y penser.

 

Il nous reste encore beaucoup de Don Quijote à visiter vu que nous n’en avons fait que 3, nous avons donc encore beaucoup de bizarrerie à découvrir .

Faire ses courses à Tokyo

Aujourd’hui nous allons aborder un sujet important, nous allons parler de nourriture ! Mais une fois n’est pas coutume nous n’allons pas vous parler de ce que nous mangeons dans les restaurants ou les izakayas! Ce sera pour une prochaine fois. Tokyo nous demande un peu d’effort pour gérer notre budget, et après avoir passé un mois à vadrouiller en Indonésie et à manger constamment à l’extérieur, j’avoue que nous avons envie de nous remettre derrière les fourneaux. Encore mieux, nous avons une vraie cuisine!

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notre cuisine à HK

Vous vous souvenez à Hong-Kong (non en fait nous n’en avions pas parlé, donc vous ne pouvez pas vous en souvenir) notre cuisine faisait 1 mètre carré, il y avait un feu, une plaque électrique, un four et une bouilloire mais que nous pouvions utiliser uniquement à tour de rôle puiqu’il n’y avait qu’une prise électrique et un seul emplacement pour placer le matériel.

 

 

A Asakusa dans notre Auberge, nous avons 3 feux, un four, un toaster, un bouilloire, un frigo et un évier tellement grand que nous pouvons faire la vaisselle à 2 en même temps (héhéhé). Ah oui, et tout peut fonctionner en même temps.

Voilà, nous avons le matériel maintenant plus qu’à aller faire les courses. Et ici, ce n’est pas une mince affaire, entre les étiquettes que nous ne comprenons qu’à moitié (et jamais la bonne), et les prix il y’a de quoi se faire fondre le cerveau.

Les prix :IMG_20180410_170540 La plupart du temps (sauf promotion) les prix des fruits et légumes sont  (exorbitants) affichés à l’unité. Et oui, au Japon on fait les courses très souvent et on mange des petites portions de pleins de choses. Enfin sauf le riz, lui il se vend par sac de 5 kg et si nous avons l’audace de vouloir prendre un paquet de 500 g, ça revient beaucoup plus cher. Pourquoi faire les courses souvent ? Je pense que ce n’est pas trop une question de choix, mais vu qu’en centre ville tout se fait à pied ou en métro, il faut se trimbaler les sacs jusqu’à la maison et honte à celui qui oserait gêner avec des énormes sacs de courses ses compatriotes à l’heure de pointe dans les transports en commun. (J’ai vu une étiquette aujourd’hui dans le métro qui demandait au gens de ne pas se tenir avec les mains sur les hanches car cela prenait trop de place et de garder les bras tendus – merci du conseil).

 

Les étiquettes : IMG_20180410_164223ça y est ça fait deux semaines que nous sommes arrivés et nous commençons à nous en sortir avec les alphabets. Le problème c’est que parfois nous avons beau réussir à déchiffrer l’étiquette nous ne savons pas nécessairement traduire le mot en question. C’est bien gentil de réussir à déchiffrer « tounyuu », mais si on ne sait pas que ça veut dire « lait de soja » nous ne sommes pas beaucoup plus avancés. Mais ça commence à faire un petit moment que nous voyageons et on commence à apprendre nos erreurs passées. Stratégiquement nous apprenons dès le début des mots comme « épicé » « poulet » et « riz ». Rien que ces trois petits mots, ça nous a déjà pas mal sauvé la mise en Indonésie. Pour certains produits qui sont plutôt occidentaux, nous avons plus de facilité pour devinez de quoi il s’agit :  « yo-gu-to » c’est du Yogourt et « chi – zu » c’est cheese.

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Les magasins !

Alors les magasins à première vue ça à l’air facile, on peut trouver de quoi se nourrir partout.

Les Kombini : il y a pleins de petites supérettes partout (des convinience store) qui sont ouvertes 24h/24h et qui permettent d’acheter des produits de bases. Il s’agit des seven-eleven, lawson ou familymart. Au début ça paraît top, il y’en a toujours un à un coin de rue pas loin, et si nous avons une petite faim ou besoin d’acheter du dentifrice à 23h, pas de soucis. Mais finalement ça revient un peu cher dans ces magasins là.

Les supermarchés : Nous n’en avons essayé que deux. IMG_20180410_170331

Un vers notre 1ere auberge à Nippori, en y repensant aujourd’hui je pense que ce n’était pas très cher mais arrivant tout juste de Bali les prix nous paraissaient forcément ahurissants (comment ça un paquet de pâte coûte plus de 30 centimes?). Le deuxième était un supermarché d’une chaîne « Life ». J’ai un peu du mal à avoir un avis objectif, les prix m’ont paru chers comparés à la France. Mais en France je ne regarde pas mon budget avec autant d’attention qu’ici. Ce qui est sur c’est que les fruits et légumes ne sont pas une partie de plaisir… Les supermarchés sont plus excentrés que les supérettes.

 

Les bons plans à côté de chez nous.

Le Lawson 100. Il y’a des Kombini appelés Lawson partout à Tokyo, comme les seven/eleven, on y trouve un peu de tout. Mais cette marque de supermarché a développé d’autres branches avec des spécificités comme les « natural-Lawson » qui sont plus chers mais avec une qualité supérieure. Ceux qui nous intéressent s’appellent les « Lawson 100 » et le principe c’est que quasiment tous les articles sont à 100 yens ! Donc à peu près 80 centimes d’euro. 1 pomme 100 yens, 1 crêpe au chocolat 100 yens, 1 petit paquet de bacon 100 yens, idem pour un paquet de nouille. Et ça tombe plutôt bien, on en a un à 5 minutes de chez nous ! Bon ça ne marche pas pour tout non plus, si on veut acheter des produits d’entretiens ou des marques spécifiques les prix seront normaux.

Le DON QUIJOTE.

Celui là c’est mon magasin préféré d’entre tous. Capture d_écran (3)Il est ouvert 24H/24, et 7 jours sur 7. Ici on peut trouver de tout dans une sorte de bazar organisé sur 7 étages, c’est surement pour cette raison qu’il me plait, il me rappelle ma chambre et me donne un petit goût de maison. Sur tous ces étages, honnêtement il y’a de quoi trouver son bonheur surtout quand on ne veut rien acheter de particulier. Les deux premiers étages sont consacrés à la nourriture, et aux produits ménagers. Puis, nous avons pèle-mêle des objets électroniques, des rasoirs, des fers à lisser, des adaptateurs pour tous les types de prises, plus haut encore des valises et sacs de toutes tailles, du maquillage : en particulier les lentilles qui font de grandes pupilles comme dans les mangas, plus haut encore des déguisements de plus ou moins bon goûts et au sommet une bijouterie.

Et ce magasin n’est pas très cher, pour faire nos courses en tout cas nous nous en sortons honorablement. En plus, il s’agit d’un magasin sans taxe, car au Japon il faut rajouter en général 8% de taxe sur tous les prix que nous voyons affichés. Parfois ils sont inclus dans le prix total sinon il y’a une petite étoile *attention taxe non incluse. Et ça peut faire des surprises.

La différence au niveau des produits c’est les quantités. IMG-20180414-WA0004Nous avons parlé du riz plus haut et c’est vrai qu’acheter 5kg de riz c’est bien moins cher qu’en acheter 300g. Un paquet de céréale au Lawson 100 fait 120 grammes, alors effectivement c’est pas cher mais ça fait 2/3 petits déjeuner à deux quoi.

En Asie en général, le lait et les yaourts ne sont pas conditionnés comme en Europe. Ici, les paquets de yaourt sont 2 fois plus petits qu’en France, pour je dirai le même prix. Il est préférable d’acheter du yaourt blanc sous forme d’un « gros » pot de 400 grammes, sinon il y’a du yaourt conditionné comme dans les briques de lait, et plus liquide (non non nous avons vérifiés ce n’est la même chose que du lait). Pourquoi ? Pour l’instant ça reste un mystère.

Le fromage ? Quel fromage ? Nous avons craqué et acheté un petit paquet de fromage râpé pour un prix assez conséquent et un « camembert » en promo qui avait autant de goût que du Kiri. Cela se passe de commentaires.

La pain ? Ah le pain de mie vous voulez dire? oui on en trouve pour pas trop cher. Les baguettes de pains dans les supermarchés il y’en a mais au toucher elles sont molles et spongieuses alors nous n’avons pas encore tenté !

En tout cas, chaque marque de magasin dispose de sa propre musique de son jingle unique et entraînant passé en boucle 8912 fois pendant que vous hésitez entre du Tofu et du poulet et vos amis de l’auberge savent bien où vous avez fait vos courses dès que vous passez le pas de la porte en fredonnant sans vous en rendre compte un jingle japonais que vous ne comprenez absolument pas.

Pour conclure, nous nous en sortons pour pas trop cher avec entre le lawson100 et le DonQuijote pas très loin de chez nous. Il faut dire que quand nous mangeons à la maison on ne fait pas trop de folie et de toute façon nous sommes encore loin d’avoir essayé tous les types de nouilles. En réalité il y’a des supermarchés dans lesquels faire ses courses reviendrait bien moins cher mais nous n’en avons pas à proximité, et je ne suis pas sur, vu le prix des transports à Tokyo que ça revienne moins cher de faire 40 minutes de métro pour trouver ces magasins là. En ville ce sont les jeunes, les célibataires et les salary man assez occupés qui n’ont pas le temps ou envie de faire des courses, alors les Kombini sont pratiques pour eux, les supermarchés seraient hors du centre, vers quartiers résidentiels pour les familles.

 

Une semaine au Japon – Bilan

Voilà, ça fait à peine plus d’une semaine que nous avons posé le pied sur le sol Japonais, en débarquant depuis l’Indonésie. Le changement est radical entre Tokyo et notre petit village d’une seule rue à Amed.

Les démarches administratives

Là, il n’y a pas à dire le Japon fait honneur à sa réputation : il est efficace ! Juste avant de passer l’immigration à l’aéroport nous avons demandé conseil à une dame japonaise sur le guichet qui correspondait à notre situation. Elle nous a amené dans un petit bureau, où il n’y avait que nous et un employé. Il a regardé notre passeport, pris nos empruntes digitales. Nous avons patienté 5 minutes et il nous a remis notre carte d’identité ! Direct! Il n’y avait plus qu’à passer à la mairie de notre quartier pour y faire inscrire notre adresse officielle. Deux jours plus tard, nous sommes allés à la mairie où nous avons passé 2 heures mais nous sommes ressortis en parfaite légalité: officiellement japonais (ou presque) pour un an !

Au total ça nous a pris : 10 minutes à l’aéroport et 2 heures à la mairie. Pour comparer à Hong-Kong nous avions du : entrer en visa touriste et aller récupérer notre visa vacance-travail à l’immigration tower. Une fois le visa reçu il a fallu sortir et re-entrer sur le territoire pour le faire tamponner officiellement (aller un petit aller retour à Macau dans la journée youpi). Une fois tamponné, retour à l’immigration tower pour faire faire la carte d’identité, une fois le papier rempli ils nous ont dit de revenir la chercher 3 semaines plus tard. Et en attendant, impossible de chercher du travail. Un bon mois au total pour faire les démarches.

Logement 

On ne paie pas le logement ! (pour l’instant) Nous faisons du woofing, à savoir nous travaillons quelques heures par jour dans une auberge de jeunesse en échange d’une chambre. Nous ne gagnons pas d’argent, mais nous ne payons pas de loyer ce qui en plein Tokyo est plutôt avantageux. De plus, il y’a pas mal d’autres Helpers en même temps que nous à l’auberge donc la charge de travail est loin d’être insurmontable.

Nous sommes restés 3 jours dans l’auberge de jeunesse officielle où nous avons postulé. Ensuite les propriétaires nous ont déplacés sur une autre auberge dans le quartier d’Asakusa pour nous occuper d’une famille de 8 australiens qui reste une semaine. En gros, nous devons attendre qu’ils partent en vadrouille le matin et nettoyer toutes les parties communes de la guest-house (ça nous prend un peu plus d’une heure), et nous sommes ensuite libre de faire ce qu’on veut !

L’avantage d’avoir changé d’auberge : le quartier est top! Nous avons un dortoir de 6 rien que pour nous, et une super cuisine ! Il y’a un four et même 3 feux ! L’auberge est immense, ça change de Hong Kong. Il y’a 3 étages, au moins 6 chambres, 3 toilettes : et nous sommes 11: la famille de 8 qui est absente quasi toute la journée, notre colloc Mike (un autre helper) qui a sa propre chambre et nous. Il y’a des supermarchés pas trop chers à proximité, et le métro est à 5 minutes.

Inconvénient : Nous ne sommes pas posés dans un « chez nous » durable : nous repartons la semaine prochaine dans l’auberge n°1.  Notre dortoir à Asakusa n’est pas une pièce à part entière c’est la continuité de la cuisine/salle à manger dont elle est séparée par une porte/paravent avec une vitre opaque. Concrètement quand la famille est dans la cuisine, nous y sommes avec eux.

Emploi.

Niveau emploi, nous ne savons pas trop quoi faire. Nous voulions rester à Tokyo en woofing pendant un mois, pour faire les démarches, visiter sans trop dépenser avant de partir ailleurs, mais nous avons eu un a priori très positif sur la ville et on n’est pas sûrs de vouloir partir ! Du coup, nous postulons pour des petits boulots des « baitos » comme on dit ici. Nous sommes réalistes et savons que sans la maîtrise du japonais, nous nous cantonnerons à des jobs simples dans la restauration ou les hôtels (pour faire la plonge ou le ménage pas obligé d’être bilingue).

Nous avons aussi trouvé un ‘bon plan’, on croise les doigts pour que ça marche : Des japonais voulant devenir professeurs s’entraînent sur des étrangers pour tester leur cours et leur méthode. Nous pouvons donc assister à des cours et même être payés par l’université pour être étudiants en japonais et aider les futurs profs. Nous ne savons pas encore si nous allons être pris car pas mal de monde postule (forcément).

Visites 

Les transports étant vraiment chers, nous faisons un maximum de choses à pied. Nous nous sommes promenés dans le célèbre parc de Ueno, où les japonais pique-niquaient sous les cerisiers en fleur, nous sommes allés à Akihabara, le quartier jeu vidéo et manga très célèbre de Tokyo. Nous avons joué sur des bornes d’arcades dans une ambiance bruyante et animée ! Nous profitons bien de notre quartier à Asakusa. C’est le quartier culturel et touristique de Tokyo, avec des temples, des jardins et pleins de bonnes choses à manger (pâtisseries à la pâte de haricot rouge par exemple). Nous sommes allés voir les buildings et les rues animés en fin d’après midi et début de soirée dans les quartiers de Shibuya, Shinjuku et Ginza.

Nous avons visité le très beau Meiji Shrine avec un parc sublime, et le quartier environnent de Harajuku.

Nous avons fait du repérage pour les musées mais nous n’avons pas encore jeté notre dévolu sur un en particulier.

Nourriture   (ça faisait longtemps)

On s’est un peu laissé emporter le premier jour, nous voulions goûter à tout : Takoyaki, Ramen, quatre heures aux haricots rouges….

Nous nous sommes laissés convaincre par nos copains de l’auberge de les accompagner à un « sushi train » ! Le premier de ma vie et je n’ai aucun regret. C’était vraiment pas cher à comparé de la France, nous avons payé 16 euros à 2 pour 20 sushis chacun.

Maintenant nous faisons les courses, et on apprécie vraiment de faire notre propre cuisine. Faire les courses n’est pas une mince affaire, les prix ne sont pas au kilo mais à l’unité, on ne comprend souvent rien aux étiquettes et il faut bien faire attention où acheter notamment les fruits et légumes qui sont assez chers.

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