Visite : Fabrique de Sauce Soja à Yuasa

Début décembre 2018, des clients souhaitent visiter le sud de la région d’Osaka. Nous partons donc direction Wakayama et Shirahama. Après une bonne première heure de route, notre premier stop est la fabrique de sauce soja (Shoyu au Japon) « Yuasa ». Lire la suite « Visite : Fabrique de Sauce Soja à Yuasa »

Au bout du monde … Utoro [2/2]

Les lieux dont j’ai parlé dans le précédent article sont les plus accessibles et les plus visités à Shiretoko. Mais il y’a d’autres petits bijoux à trouver à Utoro. Nous ne les avons pas trouvé par hasard mais grâce à Su-San un de nos hôtes qui nous a gentiment proposé de nous faire visiter la région avec sa voiture.

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Les objets étranges

En se promenant à Tokyo, il arrive de tomber de manière parfaitement inopinée sur des objets inédits et singuliers. Non, non, rechercher des objets plus bizarres les uns que les autres n’a pas été le but unique de plusieurs après-midi pluvieux dans la capitale japonaise. Et oui, cela vient essentiellement de mon cher Donki.

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Le travail à Tokyo

Nous n’avions pas prévu de rester sur Tokyo plus d’un mois mais nous avons beaucoup aimé la ville, nous étions bien dans notre auberge (avant) et on a eu un plan pour des cours de japonais pendant quelques mois. Tout ça nous a donné envie de rester. Et qui dit vivre dans une grande capitale dit boulot. Ou loto. Ou être Crésus mais pour nous ça a été boulot. Alors nous avons postulé et dès notre 2ème semaine nous avions quelques entretiens. Lire la suite « Le travail à Tokyo »

Les toilettes japonaises

Ah les toilettes! Quand nous pensons au Japon, nous nous imaginons les samurais et leur code d’honneur, les jardins zens et parfois aussi le bijou de technologie que représente les toilettes au pays du soleil levant.

Dans mon article précédent, j’expliquais que mon petit plaisir coupable était d’aller au DonQuijote, j’aurais pu dire la même chose pour les toilettes. Bien sûr il y’a différents modèles qui font plus ou moins honneur à la culture nippone, mais même les moins technologiques que j’ai pu trouver ont au moins le siège chauffant (bon ok pas dans le métro j’avoue mais quasiment tout le temps). Et nous pouvons même régler la température du siège avec une petite molette. Quel plaisir pour quelqu’un qui est obligé de sortir de son lit tout chaud toutes les nuits pour aller faire un petit pipi de 3h du matin de se retrouver assise, les fesses au chaud.

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Mais on trouve mieux encore que le siège chauffant !

Voilà, ici nous avons un exemple classique de toilettes, celle du cinéma Toho situé dans le quartier de Ueno et déjà, nous avons quelques options..

Vous voyez à gauche (sur la photo), nous avons une sorte de petite télécommande. Et dessus pleins de boutons écrits en japonais pour différentes options à tester. Je dois dire que la majeure partie du temps, c’est écrit uniquement en japonais, avec quelques images plus ou moins explicites : la seule solution reste donc de tester tous les boutons les uns après les autres. Heureusement, celui du cinéma a des sous titres…!

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Dans les toilettes des dames déjà, dès que nous nous asseyons sur le sièges un petit bruit de cascade, ou d’eau qui coule se met en route. Parfait ! Cela va nous éviter les efforts que nous faisons parfois pour ne pas nous entendre faire pipi. Le bruit reste généralement quelques dizaines de secondes et s’arrête. Regardons de plus près l’image : sur la droite une petite note de musique et écrit « privacy ». Si le bruit s’arrête trop tôt (ou ne démarre pas) nous pouvons le déclencher nous même et même choisir le niveau de volume du son. A droite encore, un petit bouton « déodorizer », comme ça ceux qui passent après vous auront une gentille odeur de fleur…

Maintenant observons les boutons à gauche : « rear » et « front » et en dessous « pressure ». Voilà le petit jet qui va nous nettoyer les fesses et/ou la nénette. Le deuxième « front » est spécialement pour les filles, car il est orienté différemment pour arriver sur la nénette. On me dit dans l’oreille que les hommes ont aussi ce bouton dans leur toilette mais qu’il n’est ni approprié ni agréable à utiliser pour eux. Ici nous pouvons choisir la pression du jet seulement. Dans certains endroits, nous pouvons aussi choisir la chaleur du jet. Enfin nous avons le bouton »stop » parce que toutes les bonnes choses ont une fin.

IMG_20180502_094612Dans notre auberge, nous avons un bouton de plus sur la petite télécommande : pour ne pas avoir à se servir de papier toilette comme la plèbe, nous pouvons avoir un petit ventilateur pour nous sécher. Là aussi, on peut choisir la chaleur de ce petit souffle. Vous l’aurez compris, c’est comme le sèche-main mais à un endroit différent.

D’après mon expérience les toilettes des dames dans les cafés ou dans les grands magasins sont assez recherchés et me donnent l’impression que l’on est au petit soin avec moi. IMG_20180428_151621Dans le grand centre commercial 109 à Shibuya très populaire, aller au petit coin me donne vraiment l’impression d’être une princesse. Au milieu de la salle, des robinets pour se laver les mains, et une partie avec des miroirs et des petites tables individuelles le long des murs pour pouvoir se maquiller, se repoudrer le nez et se recoiffer. Les toilettes disposent ensuite tous de l’attirail détaillé précédemment. Le petit bruit de cascade, car on n’entend pas une princesse faire pipi, le siège chauffant car la princesse ne doit pas prendre froid (aux cuisses), et le petit jet car une princesse est toujours bien propre.

Dans le café ou je travaille, les toilettes sont aussi particulièrement agrémentés, outre les fonctions classiques, des cures-dents mentholés, des cotons-tiges et même des serviettes hygiéniques sont à la disposition des clients. Il y’a pas à dire, il y’a tout ce qu’il faut pour bien réussir son rendez-vous galant.

Le seul bémol des toilettes japonaises et ça c’est un peu partout malheureusement, c’est le papier toilette. Il est toujours extrêmement mince, et très cassant à tel point que nous sommes obliger d’en vider la moitié pour qu’il soit utilisable. Mais je me demande s’il est vraiment utilisé en fait ? En Asie du sud-est, il n’y a souvent que la petite douchette et le papier est inexistant (bon il fait 30 degrés en permanence et ça sèche vite). Peut-être que le papier toilette est en train de tomber en désuétude. Bien qu’il soit médiocre le papier toilette est toujours joliment disposé et le bout de la feuille est plié pour faire un petit triangle. C’est drôle de voir les priorités quand même : dans notre auberge à Nippori, les garçons (et les filles d’ailleurs ce sont des toilettes mixes) ont un bouton sur la télécommande pour baisser et relever la lunette des toilettes. Mais à côté de ça, on ne voudrait pas perdre trop de sous dans du papier toilette normal…

la preuve en vidéo

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Voilà, il ne nous reste plus qu’à tirer la chasse et partir. Pour cela 4 options ! Le petit levier traditionnel situé derrière la cuvette est encore pas mal utilisé. Autre moyen : le bouton sur le mur (photo ci contre) ou sur la tablette. Ici nous avons même un bouton jaune « emercency » pour qu’on vienne nous sauver en cas de problème. Je dois avouer que je n’ai pas essayé celui là.

3ème moyen : un bouton sur le mur mais vu que ce n’est pas très hygiénique que tout le monde touche le même bouton après avoir fait sa petite affaire dans les toilettes les boutons sont « touchless » pas la peine de les toucher : il faut juste cacher la lumière/le détecteur avec sa main et hop c’est partie. Dernière option : la chasse d’eau qui se tire toute seule, parfois quand on se lève du siège (surement quand il n’y a plus de pression sur le siège ?) ou alors au bout d’un certain temps ? J’avoue qu’une fois, prenant trop de temps à me décider sur quel bouton appuyer le toilette a du décider que j’étais déjà partie (ou qu’il était temps que je parte) puisqu’il a déclenché la chasse d’eau tout seul comme un grand.

Nous pouvons aussi noter qu’il y’a des toilettes un peu partout à Tokyo, il est rare de se retrouver coincé pendant un grand moment avec une envie pressante sans trouver de solution: dans le métro, dans la rue, dans les centres commerciaux, les tours de jeux vidéo… Ils sont toujours gratuits, même s’ils ne sont pas impeccables partout ils sont quand même propres.

Les toilettes : une expérience typique pour tous touristes !

Don Quijote

J’ai une passion singulière au Japon. Outre les musées, la nourriture et les parcs mon petit plaisir à moi c’est d’aller au Don Quijote.

Le Don Quijote est une chaîne de magasin, que nous trouvons à plusieurs endroits dans Tokyo (47 à priori dans Tokyo et sa banlieue) ! Le premier a ouvert à Tokyo en 1989. Une très bonne année si vous voulez mon avis. La mascotte est un petit oiseau habillé et stylisé différemment selon chaque magasin.

Pourquoi je suis fan du Donki ?

Déjà c’est un magasin sans taxe donc un peu moins cher que les autres. Il est aussi ouvert 24h/24 et 7/7j. Si je sors à 22h du travail et qu’il est sur ma route, aucun problème.

Au Japon chaque magasin a son propre thème musical qui passe sans interruption qu’il soit 8h30 ou 23h43. Et il faut avoir que celui du Donki est assez remarquable. De quoi nous rendre dingo mais dans le bon sens du terme (je crois).

 

Chaque Donki est différent. Il ne faut pas y aller avec une liste précise de courses car ce que nous trouvons dans l’un ne sera pas forcément dans l’autre. De même, le nombre d’étages n’est jamais le même et ils se sont pas organisés pareil. Il est donc impossible de prendre ses marques dans le magasin.

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Celui d’Asakusa dispose de 5 étages, et de restaurants situés encore plus haut. Nous y trouvons de quoi faire nos courses au premier et au deuxième étage (ah oui, ici le rez de chaussé c’est le 1er), que ce soit des produits frais, des produits pour salle de bain, et une ribambelle de nouilles qui nous paraissent être toutes les mêmes mais qui pour les connaisseurs doivent être très différentes les unes des autres, un grand rayon de bière et d’alcool, et même parfois un peu de fromage (nous avons essayé et je n’ai pas envie d’en parler…). Une absence tout de même assez remarquée, par les demoiselles, de tampons de beaucoup de magasin japonais : une seule marque, des boites minuscules ou alors une quantité pour 6 mois, et surtout au passage en caisse pour ne pas embarrasser nos concitoyens avec la vision de produit ‘intime’ nous avons droit à des petits sacs opaques, dont on ne saurait voir le contenu. L’honneur est sauf.

 

 

Ensuite on trouve pèle mêle des valises, des appareils et connectiques électriques, des lentilles pour faire des yeux de mangas, ou de toutes les couleurs que l’on veut, des déguisements, des bijoux très chers, des snacks au saveur du japon : kit-kat au thé vert ou à la fleur de cerisier, fruits en gelée, pancake au haricot rouge, onigiri…

Une chose qui n’est pas spécifique au Donki, mais que beaucoup de magasins font ici c’est la vente pour les produits de la salle de bain de grands flacons de gel douche / shampoing et après de recharges. On n’achète qu’une seule fois notre bouteille et puis juste du produit dans un plastique (recyclable?) et nous pouvons re remplir notre bouteille.

J’avoue que je vais au donki à moitié pour visiter et à moitié parce que j’ai besoin d’y acheter des choses. Quand je suis dans ce magasin une partie de moi pense  » Mon dieu c’est pratique je peux trouver tout ce que je veux c’est tellement chouette » et l’autre « Oh mon dieu mais ils sont complètement fous c’est tellement chouette ».

Le dernier visité en date est celui de Akihabara, le quartier geek. Dorayaki (crêpe japonaise aux haricots rouges)Nous y allions en recherche d’un petit pancake au haricot rouge, notre gouter typique au japon (non ce n’est pas léger, et oui il était 22h15 et alors?), 50 yens ou 40 centimes d’euros. Après une fouille minutieuse de l’étage dédié à la nourriture, nous nous avouons vaincu, il n’y en a pas ici. C’est peut être mon côté archéologue dans l’âme qui me fait aimer le Donki, vu que finalement ce que je préfère, c’est fouiner. Ne pas savoir ce que je vais trouver mais me dire qu’il y’a potentiellement un trésor (ou un truc japonais que je vais trouver vraiment dégoûtant) à découvrir. Qu’à cela ne tienne, tant pis pour le gâteau, il nous reste la visite du magasin pour nous amuser. Et j’avoue que ce magasin là était assez rigolo !

Dès le deuxième étage, nous dénichons un objet posé au milieu des articles beauté, entre les pinces à cheveux, les élastiques et le maquillage. Evidemment nous ne comprenons pas ce qui est écrit mais l’image est assez parlante : il s’agit d’un petit objet en plastique à s’insérer dans le nez pour se l’agrandir, à croire que le nez des japonaises s’il eut été plus long toute la face de la terre aurait changé ? Voilà une bonne manière de se donner un petit côté Cléopâtre.

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Allez, nous sommes bien partis, reprenons donc l’escalator pour changer de niveau. Arrivés au dessus, c’est le coin des vêtements, des déguisements, et des cosplays. De la mode japonaise qui nous est étrangère : la fascination des japonaises pour les chaussettes a froufrous, dans les talons aiguilles et les sandales par exemple, ou encore la popularité des jeans baggy/boyfriend qui ne mettent pas spécialement en valeur leur corps tout menus. Bref, nous nous promenons dans les allées, jusqu’à ce que je reconnaisse par dessus la musique traditionnelle du Donki, la mélodie d’un animé que je regardais quand j’étais petite (Magical Dorémi, un dessin animé de sorcière pour les enfants). Attirée par la musique au fond du magasin je me retrouve dans un espace dédié au sexe et à la pornographie en général sans comprendre ce qui m’arrive : nous voilà au milieu d’une multitude d’accessoires, de dvd, de vêtements (avec lesquels nous ne sommes pas plus couverts qu’avant, entendons nous bien), des choses qui vibrent, qui font de la lumière… Il y en pour tous les goûts (sans jeux de mots) que vous soyez plutôt joli petit kiki, à paillette qui s’illumine en rose où à l’inverse objet d’une taille imposante qui porte le nom de « DESTRUCTOR » ou « desutructoru » en prononçant à la japonaise, vous trouverez votre bonheur. Et sur les emballages, ce sont à moitié des actrices et à moitié des personnages de manga qui mettent en valeur le produit. Pour les personnages dessinés, elles ne nous paraissent pas toujours être des adultes (du tout) mais ici ce n’est pas comme ça que ça marche. En gros, ça ne compte pas vu que c’est juste un personnage et pas une vraie personne.

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Alors oui, on commence à comprendre, ici la masturbation est un sport national et il arrive de rentrer dans dès librairies érotiques de 7 étages en toute innocence pensant être dans une libraire tout ce qu’il y’a de plus traditionnelle (cf, Emma, septembre 2016 qui, voyageant toute seule, utilisait fréquemment la technique de « ces deux jeunes filles qui doivent avoir mon âge rentrent dans ce magasin d’un pas décidé, je vais les suivre voir ce qu’il y a ».Oups). Mais quand même, nous sommes dans un grand magasin, avec des enfants partout mais surtout, qu’est ce que cette musique fait là spécifiquement ? Ce qu’il y a de sur c’est que je ne pourrais plus jamais regarder ce dessin animé sans y penser.

 

Il nous reste encore beaucoup de Don Quijote à visiter vu que nous n’en avons fait que 3, nous avons donc encore beaucoup de bizarrerie à découvrir .

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