Visite : Fabrique de Sauce Soja à Yuasa

Début décembre 2018, des clients souhaitent visiter le sud de la région d’Osaka. Nous partons donc direction Wakayama et Shirahama. Après une bonne première heure de route, notre premier stop est la fabrique de sauce soja (Shoyu au Japon) « Yuasa ». Lire la suite « Visite : Fabrique de Sauce Soja à Yuasa »

Une semaine au Japon – Bilan

Voilà, ça fait à peine plus d’une semaine que nous avons posé le pied sur le sol Japonais, en débarquant depuis l’Indonésie. Le changement est radical entre Tokyo et notre petit village d’une seule rue à Amed.

Les démarches administratives

Là, il n’y a pas à dire le Japon fait honneur à sa réputation : il est efficace ! Juste avant de passer l’immigration à l’aéroport nous avons demandé conseil à une dame japonaise sur le guichet qui correspondait à notre situation. Elle nous a amené dans un petit bureau, où il n’y avait que nous et un employé. Il a regardé notre passeport, pris nos empruntes digitales. Nous avons patienté 5 minutes et il nous a remis notre carte d’identité ! Direct! Il n’y avait plus qu’à passer à la mairie de notre quartier pour y faire inscrire notre adresse officielle. Deux jours plus tard, nous sommes allés à la mairie où nous avons passé 2 heures mais nous sommes ressortis en parfaite légalité: officiellement japonais (ou presque) pour un an !

Au total ça nous a pris : 10 minutes à l’aéroport et 2 heures à la mairie. Pour comparer à Hong-Kong nous avions du : entrer en visa touriste et aller récupérer notre visa vacance-travail à l’immigration tower. Une fois le visa reçu il a fallu sortir et re-entrer sur le territoire pour le faire tamponner officiellement (aller un petit aller retour à Macau dans la journée youpi). Une fois tamponné, retour à l’immigration tower pour faire faire la carte d’identité, une fois le papier rempli ils nous ont dit de revenir la chercher 3 semaines plus tard. Et en attendant, impossible de chercher du travail. Un bon mois au total pour faire les démarches.

Logement 

On ne paie pas le logement ! (pour l’instant) Nous faisons du woofing, à savoir nous travaillons quelques heures par jour dans une auberge de jeunesse en échange d’une chambre. Nous ne gagnons pas d’argent, mais nous ne payons pas de loyer ce qui en plein Tokyo est plutôt avantageux. De plus, il y’a pas mal d’autres Helpers en même temps que nous à l’auberge donc la charge de travail est loin d’être insurmontable.

Nous sommes restés 3 jours dans l’auberge de jeunesse officielle où nous avons postulé. Ensuite les propriétaires nous ont déplacés sur une autre auberge dans le quartier d’Asakusa pour nous occuper d’une famille de 8 australiens qui reste une semaine. En gros, nous devons attendre qu’ils partent en vadrouille le matin et nettoyer toutes les parties communes de la guest-house (ça nous prend un peu plus d’une heure), et nous sommes ensuite libre de faire ce qu’on veut !

L’avantage d’avoir changé d’auberge : le quartier est top! Nous avons un dortoir de 6 rien que pour nous, et une super cuisine ! Il y’a un four et même 3 feux ! L’auberge est immense, ça change de Hong Kong. Il y’a 3 étages, au moins 6 chambres, 3 toilettes : et nous sommes 11: la famille de 8 qui est absente quasi toute la journée, notre colloc Mike (un autre helper) qui a sa propre chambre et nous. Il y’a des supermarchés pas trop chers à proximité, et le métro est à 5 minutes.

Inconvénient : Nous ne sommes pas posés dans un « chez nous » durable : nous repartons la semaine prochaine dans l’auberge n°1.  Notre dortoir à Asakusa n’est pas une pièce à part entière c’est la continuité de la cuisine/salle à manger dont elle est séparée par une porte/paravent avec une vitre opaque. Concrètement quand la famille est dans la cuisine, nous y sommes avec eux.

Emploi.

Niveau emploi, nous ne savons pas trop quoi faire. Nous voulions rester à Tokyo en woofing pendant un mois, pour faire les démarches, visiter sans trop dépenser avant de partir ailleurs, mais nous avons eu un a priori très positif sur la ville et on n’est pas sûrs de vouloir partir ! Du coup, nous postulons pour des petits boulots des « baitos » comme on dit ici. Nous sommes réalistes et savons que sans la maîtrise du japonais, nous nous cantonnerons à des jobs simples dans la restauration ou les hôtels (pour faire la plonge ou le ménage pas obligé d’être bilingue).

Nous avons aussi trouvé un ‘bon plan’, on croise les doigts pour que ça marche : Des japonais voulant devenir professeurs s’entraînent sur des étrangers pour tester leur cours et leur méthode. Nous pouvons donc assister à des cours et même être payés par l’université pour être étudiants en japonais et aider les futurs profs. Nous ne savons pas encore si nous allons être pris car pas mal de monde postule (forcément).

Visites 

Les transports étant vraiment chers, nous faisons un maximum de choses à pied. Nous nous sommes promenés dans le célèbre parc de Ueno, où les japonais pique-niquaient sous les cerisiers en fleur, nous sommes allés à Akihabara, le quartier jeu vidéo et manga très célèbre de Tokyo. Nous avons joué sur des bornes d’arcades dans une ambiance bruyante et animée ! Nous profitons bien de notre quartier à Asakusa. C’est le quartier culturel et touristique de Tokyo, avec des temples, des jardins et pleins de bonnes choses à manger (pâtisseries à la pâte de haricot rouge par exemple). Nous sommes allés voir les buildings et les rues animés en fin d’après midi et début de soirée dans les quartiers de Shibuya, Shinjuku et Ginza.

Nous avons visité le très beau Meiji Shrine avec un parc sublime, et le quartier environnent de Harajuku.

Nous avons fait du repérage pour les musées mais nous n’avons pas encore jeté notre dévolu sur un en particulier.

Nourriture   (ça faisait longtemps)

On s’est un peu laissé emporter le premier jour, nous voulions goûter à tout : Takoyaki, Ramen, quatre heures aux haricots rouges….

Nous nous sommes laissés convaincre par nos copains de l’auberge de les accompagner à un « sushi train » ! Le premier de ma vie et je n’ai aucun regret. C’était vraiment pas cher à comparé de la France, nous avons payé 16 euros à 2 pour 20 sushis chacun.

Maintenant nous faisons les courses, et on apprécie vraiment de faire notre propre cuisine. Faire les courses n’est pas une mince affaire, les prix ne sont pas au kilo mais à l’unité, on ne comprend souvent rien aux étiquettes et il faut bien faire attention où acheter notamment les fruits et légumes qui sont assez chers.

Le bromo / Partie 1 l’arrivée !

Le Bromo sans guide, ça se fait !

 

Nous quittons Yogyakarta le dimanche 11 mars, pour se rendre dans le village le plus proche du volcan emblématique « Bromo ». Le but est de passer la journée dans les transports, rejoindre notre auberge le soir à Céromo Lawang, prendre quelques heures de repos avant de grimper de nuit la montagne en face du Bromo pour assister au lever de soleil sur le volcan depuis les très jolis points de vue qu’offre la zone. Le tout, sans guide.

On le sait partout, tout le monde propose des tours organisés pour aller au Bromo, prendre une jeep de nuit pour aller au point de vue, regarder le lever du soleil, reprendre la jeep jusqu’au pied du volcan hop hop monter, descendre et repartir pour se faire déposer dans la ville suivante ou pour continuer et refaire la même chose sur le Kawa Ijen à quelques heures de route de là. Mais nous souhaitons prendre notre temps, sans avoir à regarder notre montre pour savoir si on est à l’heure pour la suite du programme.

 

Par contre, pour nous rendre sur place, nous sommes passés par une agence qui s’est occupée du transport. Nous avons lu tellement de mauvaises choses sur les transports pour arriver jusque là-bas par ses propres moyens que nous avons finalement préférés choisir une agence de Yogyakarta pour gérer le transport, et dont le propriétaire de l’auberge nous vanté la fiabilité. On vient donc nous récupérer à 6h du matin à notre auberge, pour nous amener à la gare. Le train est à 7h. C’est à ce moment que j’ai choisis de ne pas trouver ma carte bleue pourtant bien rangée à sa place dans sa pochette. En arrivant à la gare, je défais donc tout mon sac pour la chercher, sans succès. Il faut savoir qu’il m’arrive de cacher une partie de mes sous dans mes culottes afin de dissuader l’ennemi, je sors donc mes culottes en panique devant tout le monde à la gare. Finalement, on monte dans le train et je la retrouve bien sagement à sa place habituelle.

Le trajet en train va durer 9h, en classe économique. Nous avons des prises pour charger les appareils électroniques mais j’avoue que ce n’est pas très confortable. Au bout d’une heure je ne sens plus mes fesses. Ça va être long. Nous sommes sur des banquettes de 2 ou 3 qui se font face. Ce que nous retiendrons du trajet ? Le monsieur juste derrière nous qui rote non stop pendant au moins 3H. Comment est ce possible ? Autre chose amusante, tout le monde sait que les toilettes dans les trains et les avions ne sont pas très stables alors allez essayer les toilettes à la turques dans un train en mouvement en Indonésie, c’est assez rigolo (et non je ne m’en suis même pas foutu partout). Le train arrive à l’heure, vers 16h à la gare de Probolinggo qui est célèbre pour ses arnaques aux touristes. Notre transport nous attend avec une petite pancarte à nos noms. Deux autres jeunes filles se joignent à nous pour partager le minibus. On comprend qu’elles se sont faites alpaguer et recruter dès leur descente du train. On monte dans le van/minibus et nous voilà parti. Deux heures plus tard nous arrivons dans la brume à notre auberge à Ceromo Lawang. Les filles (une allemande et une chinoise) ont une autre auberge, un peu plus loin. La notre à l’air plutôt pas mal. Nous savons que nous sommes au milieu de nul part, sur l’île de java, en Indonésie bien loin de chez nous alors nous n’avons pas trop d’attentes. Mais il y’a de l’eau chaude, une bonne couverture pour la nuit et un peu de wifi du coup tout va bien. En arrivant, nous croisons nos voisins de chambre un petit couple d’allemand qui à l’air très gentil. Notre hébergement est une sorte de maisonnette / grand bungalow avec 2 chambres l’une à coté de l’autre, un salon avec des fauteuils et une télé, et une salle de bain (toilettes à la turques, pas de chasse d’eau, mais une douche chaude, le luxe!!!). Nous partons manger sans trop nous attarder dans la chambre, espérant trouver quelque chose d’ouvert pour manger, et nous coucher tôt. Nous trouvons un petit warung qui nous semble très correcte. En fait on dirait plus une boutique mais avec quelques places sur la table pour s’asseoir. Nous prenons le traditionnel Nasi Goreng (riz frit aux légumes) que nous commençons à bien connaître. Nous mangeons un repas plutôt bon, très correcte même pour seulement 15 000 idr par personne. 1 euro. Il n’y a pas à ce plaindre. On en profite aussi pour acheter à la dame quelques bananes pour notre randonnée nocturne. En sortant, on repère le début du chemin pour le lendemain, et on va se coucher.

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